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Point de Vue: Gaid Salah menace!

Le discours prononcé, hier, par le vice-ministre de la Défense nationale et Chef d’Etat major de l’ANP, contenait des messages à décoder, vis-à-vis de certaines personnalités, sans en prononcer les noms. Tous ceux ayant un peu de connaissances des dessous des cartes de la politique algérienne nationale ont bien compris, vers lequel la menace a été proférée. Tout le monde, d’ailleurs, savait que les guéguerres des clans est opiniâtre dans les hautes sphères du sérail. Le Hirak avait, parait–il, donné une autre allure aux conflits sournoisement menés entre les différentes « tribus » constituant le pouvoir. Ces conflits existaient déjà avant la chute du régime. C’est ce qui a d’ailleurs, tout le temps, caractérisé le régime algérien, depuis l’avènement de l’indépendance du pays. A défaut de vrais mécanismes démocratiques et au lieu de laisser les urnes trancher démocratiquement et pacifiquement en faveur de celui-ci ou celui-là, l’on est contraint à se livrer bataille par des moyens archaïques, voire violents et perfides, nuisant fortement, aux intérêts du pays et peuple. L’absence d’une démocratie réelle serait derrière la propagation de « l’épidémie » du vol et des détournements de l’argent du peuple. Selon le vice-ministre de la Défense, les banques nationales publiques auraient subi des razzias visant à s’accaparer des fonds publics, moyennant des dossiers de crédits falsifiés et de toute évidence avec le pouvoir d’influence de personnalités du sérail et sous le couvert fourbe de les injecter dans des investissements économiques. Ce sont en tous des milliers de milliards, dont une grande partie en devises. Même procéder à des enquêtes, cela doit prendre un temps plus au moins long et ennuyeux. Ce ne sont pas un ou deux cas, que l’on pourrait régler. Ce sont des dizaines voire des centaines de mains nuisibles, ayant sans le moindre scrupule, dilapidé la caverne d’Ali Baba. Il n’y a toutefois, rien d’ahurissant dans tout cela, du fait que l’Etat n’existait que théoriquement. L’on avait, machiavéliquement, fait en sorte que, ni les services de Sécurité ni la justice, notamment la Cour des Comptes, ne pouvaient avoir le devoir d’agir dans le cadre de la loi et de leurs prérogatives. Tout, à vrai dire, a été verrouillé, en vue de laisser faire, sans qu’il ait une main dissuasive pouvant réagir et mettre fin ou du moins freiner cette course infernale vers le grand écroulement. En 2014 et lors de la grande chute du prix du baril, les trois quarts des 1.000 à 1.200 milliards de dollars ont déjà été bouffés. Ni l’autoroute Est-Ouest, ni les constructions massives de logements ne pouvaient à elles seules justifier l’état des caisses vides, reconnu par Sellal en personne.
alkaderdz62@yahoo.fr

À propos A. BenAbdellah

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