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Sous la pression du Hirak Tayeb: Belaiz jette l’éponge

Telle une bénédiction du ciel, la démission du président du Conseil constitutionnel est venue, hier, égayer les artères de la capitale algéroise suffisamment en perpétuelle revendication via ces imposantes marches à travers le pays, pour l’instauration de la 2ème République qui semblait se heurter au départ à des manœuvres tactiles politico politiciennes des résidus du système en place depuis 20 ans. La nouvelle de la démission de Tayeb Belaïz a été saluée et fêtée à la fois sur fond de liesses et de marches pacifistes après le retrait des renforts de la DGSN de la rue Didouche Mourad, au coeur de la capitale. Ces liesses ont duré toute la journée, sous l’oeil vigilant des avions qui vadrouillaient au ciel comme pour mieux assaisonner ce décor festif. Des étudiants étaient comme à l’accoutumée sur place pour dire et crier leur joie d’avoir remporté, crescendo la victoire. Toutefois et après la pression des protestataires algériens, Tayeb Belaiz a démissionné, hier, mardi de la présidence du Conseil constitutionnel. Il avait été, pour rappel, désigné à ce poste le 10 février dernier en remplacement du défunt Mourad Medelci. Il avait prêté serment le 21 février 2019, conformément aux dispositions de l’article 183 de la Constitution. Le controversé Tayeb Belaïz a occupé ce poste auparavant avant d’être nommé ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales depuis l’année 2013 -2015.Sorti de l’ombre de par sa discrétion et mis sous les feux de la rampe à la faveur de ces derniers événements qui ont survenu dans le pays et qui ont été soldés par la démission du président Bouteflika et son remplacement par Abdelkader Bensalah, président du Sénat, pour gérer la transition. Le démissionnaire a commencé sa carrière dans le secteur de la justice. Il a en effet passé le plus gros de sa carrière professionnelle dans le secteur de la Justice, en occupant d’abord le poste de magistrat, puis président des Cours de Saïda, de Sidi Bel-Abbès et d’Oran, ainsi que celui du premier président à la Cour suprême. En 2002, Bélaïz est nommé ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale, et en 2003, ministre de la Justice. Avant sa nomination à la tête du Conseil constitutionnel, il a occupé le poste de ministre d’Etat, conseiller spécial du président de la République. Son nom a été cité dans le scandale de l’affaire Khalifa Bank où il a été impliqué dans le détournement opéré au niveau des caisses de l’agence de Koléa du groupe éponyme de Khalifa. Mais la justice l’a blanchi et il n’a jamais été cité pour témoigner comme le défunt Mourad Medelci et le SG de la centrale syndicale Sidi Saïd. Que va-t-il se passer après cette démission qui serait incontestablement le prélude au duo contesté par le peuple algérien qu’est Abdelkader Bensalah et Nour Eddin Bedoui, respectivement président de la République et son Premier ministre qui espèrent encore si ce n’est cette surprise de taille dont nous a gratifié Belaiz, de gérer la transition et préparer les élections présidentielles prévues le 04 juillet prochain. Cependant et sur le plan constitutionnel après la démission de Belaïz, le Conseil constitutionnel doit se réunir sous la présidence du vice-président du Conseil pour acter cette démission conformément aux dispositions de l’article 81 du règlement intérieur de cette institution. La vox populi est en pleine décantation devant le cours des événements qui évoluent positivement en faveur des protestataires algériens qui exigent le départ inconditionnel et sans compromis des responsables du chaos qui a failli emporter l’Algérie. Si les yeux des Algériens restent encore rivés sur le chef d’État-major, Gaid Salah qui a annoncé que l’ANP accompagnera cette période de transition, parce que tout simplement celui-ci pourrait annoncer d’autres surprises après avoir laissé les Algériens sur leur faim. Gaid Salah, le chef d’État-major et vice-ministre de la Défense nationale, poussera-t-il à la sortie le duo Abdelkader Bensalah et Noureddin Bedoui?

À propos Nadira FOUDAD

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