Infos
Accueil » Chronique » Pôle & Mic: L’après Belaiz!

Pôle & Mic: L’après Belaiz!

Tayeb Belaiz a démissionné du Conseil constitutionnel. L’ancien ministre de la Justice a fini par céder à la pression, en remettant sa démission au chef d’Etat Bensalah. Ce dernier est, lui aussi, contesté comme le gouvernement de Bédoui. Si Bensalah ne démissionnait pas dans les jours qui suivent, il serait dans l’obligation de nommer un président du Conseil constitutionnel, du moment qu’il a décidé d’aller aux présidentielles durant le mois de juillet. S’il démissionne avant de nommer un gouverneur de la banque et le président du Conseil constitutionnel, nous serons devant une situation inédite où il faudra «inventer» une solution consensuelle pour assurer une période transitoire. Bensalah ne tardera pas à se retirer puisque les marches du vendredi veulent la tête des trois B. Bédoui n’a pas encore présenté son programme d’action devant le Parlement et ses ministres sont « chassés par les citoyens lors de leur visite ». Le gouvernement de Bédoui a été fortement fragilisé par la tournure des événements. Inévitablement, Gaïd Salah ou l’armée sera obligé de prendre l’initiative de « suspendre » la Constitution et de dissoudre, s’il le faudra les deux Chambres, pour permettre à une personnalité politique ou à un comité de personnalités d’assurer la transition jusqu’à l’élection d’un nouveau président. Il est clair que l’erreur de Bensalah est d’avoir annoncé la tenue des présidentielles d’ici juillet; il n’a pas écouté la rue. Il finira par rendre le tablier, ce n’est qu’une question de jours. Ce qui prouve que depuis la démission de Bouteflika, les politiques et les clans au pouvoir n’ont pas su manœuvrer et ne disposaient d’aucune feuille de route. Le but était de gagner du temps en misant sur l’essoufflement du mouvement citoyen et du Hirak. Or, les marches sont devenues de plus en plus importantes et le spectre de la grève est bien là. En somme, les options de l’armée, seule garante de la Constitution et de la sécurité, ne sont pas nombreuses pour une solution politique de transition, sans s’impliquer dans la politique.

À propos B. Nadir

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*