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Béjaïa: Des maires et des SG des communes refusent d’encadrer les élections présidentielles

La révision exceptionnelle des listes électorales qui devait démarrer hier, en prévision de l’élection présidentielle du 4 juillet prochain, n’a pas eu lieu dans plusieurs communes de la wilaya de Béjaia, après le refus des maires et des secrétaires généraux de plusieurs communes de superviser cette importante opération. Les présidents d’APC, réunis à Sidi Aich, ont refusé catégoriquement de s’impliquer dans ce processus électoral « rejeté par le peuple algérien», lit-on dans un communiqué signé par les présidents des APC de Sidi Aïch, Akfadou, Chemini, El Flaye, Tinebdar, Beni Maouche, Amalou et Ouzellaguen. A ce groupe, se joignent aussi les maires du Front des forces socialistes (FFS) de la wilaya de Béjaïa qui leurs emboîtent le pas. Une quinzaine de maires de ce parti des communes d’Aït Smail, Sidi Ayad, Seddouk, Ighram, Aït R’zine, Tichy, Beni Djellil, Tibane, Chellata, Darguina, Souk El Tenine, Toudja, Timezrit, Semaoun, Beni Ksila estime que «cette élection présidentielle s’inscrit dans une logique d’alternance clanique au sein du système». «Nous, maires FFS, représentants légitimes des populations de nos communes dans la wilaya de Béjaïa, déclarons solennellement ce jour, le 15 avril 2019, refuser de nous impliquer dans l’organisation de cette élection qui confirme et assure la pérennité du système», ont-ils écrit dans un communiqué. Cette élection présidentielle «ne répond nullement à la volonté et aux aspirations du peuple algérien exprimées pacifiquement et à travers tout le territoire national depuis le 16 février 2019», affirment encore les élus du FFS dans le même document rendu public. En plus des élus, ce sont aussi les secrétaires généraux des communes de Seddouk, Beni Maouche, Bouhamza et Amalou qui refusent d’encadrer ces élections et s’alignent au mouvement populaire en boycottant l’opération de préparation de la prochaine élection. Cette décision est prise «en toute âme et conscience» de s’aligner sur le mouvement populaire et de s’abstenir de ce fait d’organiser la révision exceptionnelle, l’opération de préparation et le déroulement de l’élection présidentielle du 4 juillet 2019, qui est largement refusée par le peuple algérien», lit-on dans une déclaration signée par les secrétaires généraux des communes sus-citées. Ce ne sont pas les seuls écueils qui déstabilisent l’administration, puisqu’il sera aussi impossible d’installer les commissions électorales communales, prévues aussi aujourd’hui. Dans chacune de ces commissions siègent le maire, le secrétaire général, deux électeurs, le chargé communal des élections et un magistrat qui la préside.

À propos Hocine Smaâli

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