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Point de Vue: FLN, RND et TAJ, le temps des purges

«Un pays sans justice, est une grande prison». G.Clemenceau

Les partis ayant fait partie, pendant une vingtaine d’années du système, comme étant les suppôts du régime déchu, sont actuellement en train de faire une campagne de purges au niveau de leurs structures. Plus jamais un Ouyahia et son état-major, à la tête du RND. Idem pour les autres partis. C’est fini la rigolade, désormais. Il faut, coûte que coûte, s’adapter aux nouvelles mutations qui s’opèrent sur l’échiquier politique, depuis le 22 février dernier. Si le «quatuor» de l’Alliance présidentiel maintenait son élan morbide, il risquerait une fin «politique» tragique. Le changement s’impose, il faudrait donc, présenter, les principaux responsables de ces partis, sur l’autel des sacrifices. Il n’y a pas d’autres alternatives que d’éloigner les Ouyahia, les Bouchareb, Ghoul et Benyounes, ces têtes mises à prix par la foule, du devant de la scène, au moins, en attendant que la bourrasque passe. Ils sont, en train, de moissonner, ce qu’ils ont semé, pendant des années. L’ex-président et son frère et toute la famille «royale» font désormais partie de l’Histoire du pays. Les gens de l’Alliance présidentielle se trouvent, de facto, face au mur. Ils ont perdu des deux côtés: D’abord, leur crédibilité auprès du peuple est dessous du zéro. Puis, l’ascendant du président et de son influent et malin frère ne sont plus là. Pour le peuple, les partis de l’Alliance présidentielle sont une force négative et destructive, faisant partie intégrante du pouvoir déchu. C’est le crime ultime qu’il avait commis à la dernière heure, celui de choisir comme candidat aux présidentielles, un homme gisant entre la vie et la mort. Non seulement, ça, mais il allait être imposé au peuple, comme à l’accoutumée, de gré ou de force. Cela, de toute évidence s’appliquerait par le truchement d’une mascarade électorale, dont le chef d’orchestre n’est autre que l’actuel Premier ministre. Un des trois « B » que les masses mécontentes réclament avec insistance, tôt ou tard, le départ définitif. Les partis de l’Alliance de Saïd Bouteflika, s’ils pensent à se sauver de l’anathème du peuple «trahi», sont appelés à opérer des purges « staliniennes » dans leurs rangs notamment les chefs et leurs cercles immédiats. Ce n’étaient pas, vraiment des partis politiques dans le sens connu du terme, mais des SPA, servant les intérêts politiques et matériels de leurs «militants». Le malheur, c’est que l’argent qui circulait dans ces activités politiques –maffieuses et malhonnêtes, est celle du peuple.

alkaderdz62@yahoo.fr

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