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Pour répondre aux revendications légitimes des Algériens: Accorder la priorité aux articles 7 et 8 de la Constitution

La scène politique algérienne fait face à un tournant de son histoire. La volte face observée, depuis plus de deux semaines déjà , par la vox populi, n’a d’égale que la façon dont sont, dès à présent, interprétés les articles 7 et 8 de la constitution. Sitôt la démission de Abdelaziz Bouteklika confirmée à l’issue de la vacance du poste du président de la République enterinée par le Conseil Constitutionnel, l’opinion se complait à se donner à un véritable « jeu » époustouflant d’interprétation des articles de la Constitution. Un fait pas du tout innocent et ordinaire mais a priori qui semble diviser de plus en plus la classe politique à mesure que les échéances approchent dont les élections présidentielles annoncées pour le 4 juillet prochain.
Il est certain que ce qui s’apparente désormais à une « crise politique » des plus aiguës jamais connue auparavant par l Algérie indépendante, émane, de la signification « diversifiée » ou comme par hasard « orientée » aux articles de loi. Quelle légitimité populaire qu’on pourrait assigner au peuple au regard de la lecture des articles 7 et 8 ? Est-il judicieux de répondre à la revendication du peuple en priorisant ces deux articles ? Ou est-il préférable de se limiter à l’article 102 pour prétendre à une solution à la crise politique ? Autant de sempiternelles questions posées par des spécialistes. Une chose est certaine et saute aux yeux des politologues quoique leurs avis aussi richissimes que différenciés les uns des autres. Cette crise à laquelle se trouve présentement confrontée l’Algérie « résulte de l’interprétation d’articles de la Constitution, « traficotée » à de multiple reprises par le régime, souligne le politologue Abdelaziz Djerrad accueilli, dimanche, à l’émission l’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne. Dans une synthèse, Abdelaziz Djerrad rappelle que cette crise a pris naissance aussitôt après l’application de l’article 102. Pour étayer cette assertion, il indique que cette « interprétation » a contraint le président Bouteflika à quitter le pouvoir, lequel, dit-il, s’est vu transformé en « verrou pour bloquer l’évolution logique de la société Algérienne » et bloquer ses revendications. Le même poltilogue en se référant aux articles 7 et 8 de la Constitution, souligne que « la souveraineté est exercée par le peuple ». Une souverraineté, dira-t-il, qui « surpasse ainsi l’article 102 », ce qui vise, selon lui, « à perpétuer l’ancien régime ». L’intervenant s’étonne que ceux-ci n’aient pas été appliqués. M. Djerrad estime utile de « mettre en veilleuse, pour un moment précis » l’article 102 et à accorder la priorité aux articles 7 et 8, afin, explique-t-il, de répondre à une « revendication légitime du peuple Algérien » d’autant, signale-t-il, qu’en son article 12, le texte constitutionnel stipule que l’Etat puise sa légitimité « dans la volonté du peuple ». Il constate aussi que les Algériens restent toujours mobilisés. Il releve au passage une « rupture de confiance entre ces derniers et ses gouvernants ». La raison selon lui est « leur refus d’accepter la présence de personnes installés à la tête de l’Etat dont il juge qu’il faut les remplacer par d’autres plus crédibles afin de dépasser la crise ». Pour éviter au pays cette crise, ce politologue appelle « à prendre rapidement les mesures propres et à mettre en place les mécanismes de remise en cause des lois électorales outre le fait de proposer une commission indépendante pour organiser et surveiller les prochaines élections présidentielles. L’’invité tient, d’autre part, à souligner, que « la population ne rejette pas tout ». Elle rejette, déclare-t-il, « les résidus du régime actuel pouvant être remplacés par des compétences nationales, des intellectuels, des universitaires, des magistrats et des avocats honnêtes et patriotes pouvant aider à dépasser la période difficile dans laquelle se trouve enfoncé le pays ».

À propos B.H.

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