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Point de Vue: Les ministres de Bedoui « hués » Pourquoi ?

Des ministres de la République sont hués par les citoyens, lors de leurs sorties de travail qu’ils font, un peu partout, dans les wilayas du pays. La dernière du genre, c’était lors de la sortie dans la wilaya de Béchar, du nouveau ministre de l’Intérieur fraîchement désigné. La presse nationale, notamment les organes de presse indépendants avait publié des vidéos montrant des citoyens, enfin un millier de citoyens qui ont manifesté en vue de contester le gouvernement de Bedoui, désigné dans des circonstances « extraordinaires ». Les manifestants n’ont pas hésité à scander des expressions violentes et agressives à l’égard de la délégation ministérielle. Les mêmes sources ajoutent en outre, qu’avec la violence des manifestants, les véhicules officiels ont été contraints de rebrousser chemin sous les huées de la foule. La route, menant vers l’aéroport, a été envahie et la circulation entravée. Donc, tout pouvoir est hué par les citoyens.
L’on n’est pas, par hasard, en train de récolter ce que l’on avait semé, il y a des années de ça. Le peuple ne les respecte plus, parce que l’on avait « oublié » de le respecter. Maintenant, c’est le renvoi de l’ascenseur.
Le peuple a été longtemps piétiné, méprisé….Dont, la dernière du genre, c’était la candidature d’un président qui était, « visiblement » devant Dieu et les hommes de la terre entière, dans une situation d’incapacité physique et intellectuelle. Justement, c’est cette bêtise de plus, qui avait débordé le vase, après des décennies de folie et de résignation. Les « stratèges du gang » avaient pensé à tout, sauf à ça. Pour eux, le peuple est mort ou du moins mourant. Tout se décidait et se faisait, sans lui.
Pourtant, « démagogiquement » parlant, tout se faisait prétendument et comme, si c’était vrai, pour lui.
Alors, il s’est avéré que le peuple était chez ces gens, le maillon le plus faible de la chaîne. Quand les caisses renflouent du pognon, c’est le dernier auquel l’on pense et quand elles sont vidées, c’est le premier à être sollicité pour les remplir et sauver la situation. De toute évidence, en serrant la ceinture, comme aimait dire un ex-Premier ministre, en 2014 suite à la chute brusque de «Monsieur baril ». Je ne veux pas ouvrir d’autres dossiers tels que par exemple, la justice et les massacres qui s’opèrent dans cette sensible et dangereuse institution. Plus vaste que la justice judiciaire, il y a la justice sociale, alors là! je n’est pas besoin de dire, la réalité des choses est là, pour tout dire et rien laisser à dire. Au lieu de parer à ces tares, l’on avait préféré instaurer le culte de la personnalité et le culte des photos cadres des gens mourant.

alkaderdz62@yahoo.fr

À propos A. BenAbdellah

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