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Des associations se demandent si elles sont «ménagées» durant ce Ramadhan: Cherche subventions désespérément

Les associations culturelles et d’autres à caractère non lucratif qui sont agréées, sont montées au créneau pour réclamer des subventions de quoi assurer le financement de leurs activités à l’occasion du prochain mois de Ramadhan. Ces subventions, le «nerf de la guerre» selon l’expression utilisée par une présidente d’une association locale, tardent toujours et mettent en otage les programmes et autres agendas d’animation qui «sont fin prêts», selon nombre d’association. Les associations sociales sont les premières à souffrir financièrement en raison de la conjoncture économique. Elles ont pour habitude de voler au secours des nécessiteux en pareil évènement. Elles ont été appelées à se joindre aux efforts de la wilaya et du secteur de l’Action sociale (DAS) pour pallier à un éventuel déficit en matière de prise en charge des doléances des démunis . Ces associations recevaient chaque Ramadhan des quotas symboliques de couffins alimentaires alors que d’autres «se débrouillaient» avec leurs propres moyens qu’ils mettaient à la disposition des nécessiteux suivant les circonscriptions. Sauf que pour le mois sacré 2019, des chèques de 6.000 DA, seront, pour la première fois, remis aux bénéficiaires dont le nombre avoisine les 46.000, selon les derniers chiffres de la DAS (dossiers ficelés) sachant indubitablement que durant le Ramadhan 2018, un total de 113.000 couffins alimentaires avait été distribué pour les mêmes circonstances. Les chèques ont été expressément mis en place pour éviter les chaînes devant les parcs des communes et pour préserver la dignité des bénéficiaires. Seulement voilà, il ressort qu’au regard du «décalage» entre le nombre des bénéficiaires de chèques (46.000) et celui des familles ayant bénéficié de couffins (113.000) durant le Ramadhan 2018, il est fort à parier qu’un déséquilibre entre l’offre et la demande, n’est pas à exclure, de l’avis des spécialistes. Comment va-t-on opter pour parer à toute éventualité? Pour cela et afin de se prémunir contre un déséquilibre, l’appel a été fait aux bénévoles, au «Fonds de la Zakat» outre des dotations de 20 milliards accordées par la wilaya aux communes déficitaires pour mettre à l’abri les nécessiteux. Pour pouvoir adhérer à cette action de solidarité, des associations disent «éprouver des difficultés d’ordre financières» alors que certaines d’entre elles n’écartent pas l’éventualité d’avoir été «ménagées» durant le Ramadhan, à venir de cette opération de solidarité. Ceci dit, à moins de vingt jours du mois sacré, beaucoup de questions sont en suspens chez quelques associations qui disent qu’«elles ne sont pas encore fixées sur leur sort».

À propos B.Habib

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