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Des étrangers incitant les jeunes à recourir à des formes d’expression radicales: Le «hirak» doit s’organiser

Cette fois, elle met à l’index des «étrangers» venus selon elle semer le trouble durant les manifestations populaires, ces dernières semaines. Le constat des enfants et des écoliers présents en masse dans les marches dans certaines villes a fini par éveiller des soupçons. Ces enfants ont déserté les cours pour s’abandonner à des formes d’expression dans la rue pendant les manifestations populaires sans avoir conscience de ce qu’il s’agissait réellement. Aussi, des échos de quelques commissariats, dans certaines villes, ont confirmé des vols et agressions commis par des bandits arrêtés par des policiers, soient interpellés par des manifestants durant des marches pacifiques. Ces dépassements dont ont été victimes des enfants, sont à contre courant de leur scolarité et des programmes scolaires observés sans oublier évidemment les conséquences sur le plan des examens. Il ressort donc que des instigateurs ont mis délibérément dans le feu de l’action des paisibles gamins facilement manipulables au détriment des droits fondamentaux. Le phénomène a été pris très au sérieux par la DGSN qui a de ce fait multiplié ses investigations sur le terrain. Un phénomène pas du tout innocent. L’institution de Police algérienne a su gérer ces manifestations en priorisant la préservation de l’intégrité physique et morale des manifestants. Cependant, la DGSN persiste et signe. Elle ne tolère pas que des étrangers se servent de nos jeunes et de nos enfants. « Des étrangers venus pour attiser les tensions et pousser les jeunes algériens à recourir à des formes d’expression radicales durant les marches populaires que connaît le pays depuis le 22 février dernier, ont été interpellés, a en effet indiqué vendredi un communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale. Il est tout à fait naturel que la DGSN réagisse devant de telles pratiques qui remettent en cause la nature pacifique et la crédibilité des marches populaires. En d’autres termes, le «hirak» devrait s’organiser et faire l’impasse aux «tentatives d’infiltrations». « Durant ces semaines, des étrangers venus spécialement pour attiser les tensions et pousser les jeunes à recourir à des formes d’expression radicales, en vue d’exploiter leurs images via les médias et sur les réseaux sociaux, ont été identifiés et interpellés et leurs desseins dévoilés. La DGSN ajoute que «certains ont même été arrêtés en possession d’équipements sensibles, de substances psychotropes à effet hallucinogène, en quantités importantes et qui agissaient en réseaux et sur des points ciblés ». Dans le même contexte, la DGSN a relevé que « pendant toutes les semaines, et chaque jour, des délinquants et autres malintentionnés, ont été interpellés parmi les manifestants, dont certains tentaient d’écouler leurs marchandises prohibées, dérober les biens des citoyens, voire les harceler ou les agresser », faisant état également « de foules nombreuses, constituées d’enfants innocents ainsi que d’écoliers, de vieilles personnes fragiles, voire même handicapées ». « Certains instigateurs aux desseins machiavéliques n’avaient d’objectif que celui de jeter des enfants dans le feu de l’action, au détriment de leurs droits fondamentaux, en interrompant leur scolarisation et en les exposant aux dangers pouvant découler de telles situations », regrette la DGSN. Les services de police qui avaient comme mission de préserver ces personnes vulnérables, « ont eu également à déjouer des projets criminels d’envergure, tels que l’arrestation d’un groupe de terroristes fortement pourvus en armes et de munitions qui planifiaient de commettre des exactions contres les citoyens, profitant de la densité humaine générée par la mobilisation ». La DGSN a fait savoir que les investigations entreprises ont permis d’établir que « certaines armes détenues par ces criminels ont servi pour des assassinats perpétrés contre des membres des services de sécurité durant la décennie noire ». Par ailleurs, le communiqué de la DGSN, assure que « depuis le début de la mobilisation populaire à laquelle ont pris part toutes les catégories de la société, y compris la classe politique et le mouvement associatif, toutes tendances et idéologies confondues, pour exprimer leurs aspirations, consacrées par la Constitution, la Sûreté nationale, en tant qu’institution républicaine et citoyenne, s’est conformée rigoureusement à ses missions régaliennes ». La DGSN a, à cet effet, « veillé à ce que ces évènements se déroulent dans le respect des droits de l’homme, sans distinction aucune, en assumant la tâche combien difficile, de préserver l’intégrité physique et morale des manifestants avec de grands risques de débordements, mettant en danger leurs vies et celles de leurs familles ».

À propos B.H.

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