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8ème vendredi de manifestations contre le système en place à Tlemcen: «Souveraineté au peuple», «Algérie libre et démocratique»

Des centaines de citoyens, jeunes et adultes, hommes et femmes, ont manifesté vendredi à Tlemcen, pour la septième édition, mettant en avant leur ras-le-bol du statu quo politique qui perturbe dans les hauts rouages de l’Etat, exigeant le départ de tout le système en place et le changement maintenant. Rassemblés comme d’habitude à la place Emir Abdelkader, face à la grande mosquée, les manifestants ont défilé à travers les principales artères de la ville, dans une nuée de drapeaux déployés, le tout dans une ambiance festive, ponctuée par des chants patriotiques et des mots d’ordre révolutionnaires. «Selmia, Selmia» «Djich, Chaab, khaoua, khaoua», «Ni Bensalah, ni Belaiz, ni Bedoui, partez tous», «Souveraineté au peuple», «Algérie libre et démocratique», à ce là s’ajoute quelques-unes des inscriptions figurant dans les affiches et pancartes déployées par les manifestants tout le long du parcours. Drapeaux sur les épaules, on affiche une franche détermination à se faire entendre, quitte à inscrire le mouvement dans le temps. «Nous ne cesserons pas d’occuper la rue jusqu’au départ de toutes les figures du pouvoir en place depuis des décennies», jure Amine, un jeune manifestant, venu de Remchi prendre part à l’acte 8 du mouvement populaire antisystème. Aux cris de «Bedoui, Bensalah, Houkouma Irhabia», «Y en a marre de ce système», «Djich Chaâb Khaoua Khaoua», des milliers de manifestants entament leur marche. Sous les vivats de la foule, un jeune perché sur la benne d’un camion égrène les principales revendications de la rue. Aux cris de «système», «Bedoui», «Bensalah», lancé par celui-ci, les manifestants répondent en chœur «dégage». Au fil des minutes, les rangs des manifestants grossissent. En moins d’une demi-heure, une véritable marée humaine envahit les principales ruelles du chef-lieu de wilaya. Dans le cortège, beaucoup de jeunes, mais aussi des adolescents, des femmes, des jeunes filles, des vieilles et des vieux. Au moment où les premiers marcheurs commencent à arpenter le boulevard Emir AEK, les derniers arrivés sont toujours massés au niveau du carrefour bab eldjiad. Une foule immense s’étire sur plusieurs kilomètres, formée par une population qui réclame énergiquement «La chute du régime». «Nous voulons une République libre et démocratique», lit-on sur une pancarte. «Ni réforme, ni conférence: le peuple est la référence», lit-on sur une autre. Sur plusieurs banderoles, on lit également «Situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles»; «Il faut balayer le système qui nous menace depuis son existence»; «L’armée doit protéger le peuple et l’accompagner dans sa marche vers une 2e république»; «Pour une transition démocratique, Non aux alternances claniques»; «Les 3 B: Bedoui, Belaïz, Bensalah dégagez»; «Le 8e vendredi, nous voulons l’application de l’article 07» ou encore «L’article 102, je sacrifie le roi et j’aurai la paix». Les manifestants, pour leur 8e vendredi de suite, réclament de véritables et profonds changements et non, dénoncent-ils, un «Recyclage du système». Venu depuis les frontières prendre part à la marche.

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