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Point de Vue: Un discours d’apaisement ou de provocation ?

Le nouveau chef d’Etat par intérim, Mr A.Bensalah, catapulté pour la circonstance, au sommet, en vertu des dispositions de la Constitution, prévoyant la nomination pour une période éphémère de 90 jours, le temps d’élire par suffrage direct, un président légal. Le nouveau président de la transition vient de prononcer un discours comme le veulent les coutumes protocolaires. Dans son allocution, Bensalah n’a pas omis de se montrer toujours fidèle à l’ancien déchu ayant fait de lui le président de la Chambre haute du Parlement. Par ce poste absolument important, il devenait ainsi, le numéro deux dans la hiérarchie du régime, après le président de la République. Il aurait dû faire preuve, dans son discours, suivi à la lettre par des millions de citoyens, de plus de sympathie, vis-à-vis du mouvement du changement. Pour ce dernier, Bensalah est un as du régime dont le peuple réclame coûte que le coûte la tête. Pour les masses en grogne, et de toute évidence, selon les slogans brandis, tous les dignitaires du régime doivent partir, sans la moindre exception. Bien sûr, les principaux chefs et les commandants des Institutions militaires et sécuritaires ne seraient être concernés par les réclamations du peuple. Ces derniers sont là, afin de garantir l’épineuse période de transition. L’on ne peut pas, tout de même, laisser le pays sans armée et sans services de sécurité. Donc, le discours du chef d’Etat intérimaire n’a pas été à la hauteur des attentes. Si le président déchu avait laissé derrière lui maintes réalisations dans les domaines de la réconciliation nationale ou l’arrêt de la violence, ainsi que sur le plan de l’édification du pays. Ces  » chefs d’œuvre  » font partie de son devoir de chef d’Etat pour lequel il a été, démocratiquement, élu par le peuple en vue d’accomplir ses devoirs de premier responsable du pays. Justement, l’un des buts ultimes de cette mouvance populaire pour le changement, c’était de mettre fin, à jamais, à la funeste mentalité du  » chef de l’Etat sacré « , de  » père de la nation « . L’on doit, normalement, demander des comptes pour ce qui n’a pas été réalisé, voire à ce qui a été raté et non, faire des louanges à ce qui a été fait. Mais, le changement vers lequel, le peuple aspire, n’est pas une action banale fortuite, un coup de prestidigitation, comme l’entendent certains jeunes drainés par leurs emportements émotifs, dans la crue du mouvement..
alkaderdz62@yahoo.fr

À propos A. BenAbdellah

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