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Point de Vue: Universités à l’ombre du Hirak!

Le Hirak avait touché à tous et à tout. Depuis le 22 février dernier, il n’y a rien à parler dans la rue et partout d’ailleurs, que de ce qui s’est passé, depuis cette date et de ce qui va, pratiquement, se passer dans les prochains jours, ou les prochains mois. Les universités, en tant que milieu particulièrement surchauffé, sont très vulnérables aux changements sociopolitiques que pourraient subir le pays et bien sûr le régime politique. Le 07 avril, la rentrée universitaire et les bruits des tambours des étudiants commencent, déjà, à se faire entendre de loin. Depuis 07 semaines, les étudiants de l’Enseignement supérieur, que ce soit à l’université ou pendant les courtes vacances du printemps, sont constamment à l’avant-garde du mouvement et des marches hebdomadaires. Ils se veulent comme leurs ancêtres de l’université d’Alger, lorsqu’ils avaient résolument décidé, un certain, 18 juin 1956, de s’intégrer corps et âme, dans la mouvance nationale pour l’indépendance et la liberté. La situation précaire dans laquelle baigne l’université algérienne. Tous les problèmes sont là. Des questions liées au transport, à la restauration, à l’hébergement, sans de toute évidence, oublier la question pertinente des niveaux pédagogiques et la tragédie de la qualité de l’enseignement disponible, qui laissent trop à désirer. Les étudiants souhaitent un changement de la situation générale du pays et de l’Etat algérien, tout en espérant que le changement souhaité aurait des impacts positifs sur la façon, dont l’on gère le secteur de l’Enseignement supérieur. Les passe-droits, la corruption, la bureaucratie, les détournements des deniers publics, le laisser-aller, le «commerce des modules», et j’en passe. Donc, les mêmes problèmes et les mêmes maux, que l’on rencontre partout. Maintenant, avec les changements espérés par le biais du Hirak, la situation ira sûrement dans le sens de l’amélioration du rendement de l’université algérienne, déjà honteusement reléguée aux rangs inférieurs, dans les classements des universités des pays du tiers-monde. Celui qui avait dit, un jour, que l’université algérienne forme des «illettrés», n’est pas, au fait, passé à côté de la plaque. La preuve, c’est que nos diplômes ne sont pas reconnus ailleurs. Un diplôme algérien dans un pays étranger, notamment un pays développé, a toujours besoin d’un concours ou d’une formation supplémentaire pour sa mise à niveau. Généralement, il n’y a que les étudiants sérieux, faisant des efforts personnels soutenus, pour s’auto-former et s’auto-améliorer, qui pourraient se garantir une place respectable à l’étranger.
alkaderdz62@yahoo.fr

À propos A. BenAbdellah

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