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Point de Vue: L’ère Bouteflika est… révolue à jamais

L’ère Bouteflika (ou l’ère Boutef pour les intimes) est révolue à jamais. Elle vient de consommer un pan considérable de l’histoire du pays. Un règne de 20 bonnes années, caractérisé par des hauts et des bas. Des bons souvenirs à s’en émerveiller et d’autres mauvais, aussi dégoûtants, à en vomir. C’est ça l’histoire et c’est d’ailleurs ça la politique. Le président aurait pu quitter le pouvoir avec les honneurs et les révérences, en laissant derrière lui, une œuvre monumentale de réalisations dans tous les domaines et sur tous les plans. Bouteflika avait tout en sa possession. Un peuple actif, un pays particulièrement riche, un pouvoir presque dictatorial, sans garde-fous. Au contraire, le président s’est d’abord entouré d’une bande d’affairistes cupides, sans foi, ni loi. Après avoir remporté une bataille décisive contre les  » meneurs  » du régime qui l’avait précédés et ayant pu les écarter des centres de décision. Il était, désormais, devenu le maître absolu du pays et rien, non plus, ne pouvait lui faire face. Il avait plus de mille milliards de dollars à sa disposition. Une somme aussi astronomique aurait pu refaire le pays de fond en comble. Mais, les charognards du régime étaient embusqués quelque part, en train d’attendre le moment propice pour sauter sur la proie. Même, des puissances étrangères étaient là, pour escamoter leurs parts du gâteau. En même temps, il avait tout de même réussi à laisser derrière lui quelques réalisations qui pourraient un jour témoigner de son passage à la tête du pays. En dépit, de toutes ces réalisations visibles partout, et à ne pas, surtout, renier, des actes malveillants tels que la corruption qui avait pris une propagation, sans précédent, le relâchement total des services de l’Etat au point où tout le monde pouvait faire ce que bon lui plaisait. Il aura suffi que tu sois une autorité ou un homme riche pour que tu te permettes tout, ce que tu veux ou ce que tu peux. Cette retraite de l’autorité de l’Etat de la scène publique avait, de facto, entraîné dans son sillage une multitude d’injustices et des bafouillages des droits, des passe-droits, de la bureaucratie notamment au dépens des gens démunis. Actuellement, les deux Chambres du Parlement algérien se sont réunies afin d’entériner la décision du Conseil Constitutionnel qui avait déclaré la vacance du poste du président de la République, suite à la démission de Bouteflika. Ce Parlement, et pendant 20 ans, n’a jamais vu le président de la République s’inviter pour prononcer une allocution, devant les députés de la Nation.
alkaderdz62@yahoo.fr

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