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Réserves prouvées de l’Algérie en pétrole, selon l’EIA: 12,2 milliards de barils en début 2018

Les analyses des experts américains sur l’exploitation des gisements de pétrole en Algérie n’augurent certes rien de nouveau sauf qu’elles insistent (et c’est peut-être là où réside la nouveauté) sur le fait que les réserves réelles sont loin d’atteindre les estimations dès lors que l’on s’interroge si ces estimations pétrolières seraient-elles si importantes que le présument les experts de l’Agence américaine d’information en énergie (ETA) ou s’il s’agit d’un encensement diplomatique dans le contexte politico-économique actuel? Mais tout porte à croire que l’Algérie jouit d’assiettes pétrolières fort notables si on sait que les réserves prouvées de l’Algérie en pétrole avoisinent les 12,2 milliards de barils en début 2018. Il n’y a pas que cela puisque les efforts de Sonatrach réalisés dans l’exploitation du gisement gazier algérien sont tout autant appréciés par les Américains. Situées entièrement dans des zones onshore, ces réserves pétrolières font certes envier plus d’un pays mais le manque d’exploitation des gisements de ce potentiel pétrolier, revient en filigrane. A l’évidence, si l’on se réfère aux analyses de l’Agence américaine en énergie, le pétrole de schiste constitue une « alternative » de l’économie algérienne. Selon les estimations de l’Agence américaine d’information en énergie (EIA), parues lundi à Washington, l’Algérie détient un matelas pétrolier non exploité assez appréciable, ce qui augure pour l’avenir économique du pays. On peut même présumer que l’Algérie est à l’abri d’une crise pétrolière pour peu que son arsenal enfoui sous terre soit exploité à bon escient, estiment les spécialistes. Les experts américains sont unanimes. « L’Algérie détenait des réserves prouvées de 12,2 milliards de barils au début de l’année 2018 », précise l’EIA (Energy Information Administration) dans une analyse consacrée au secteur de l’énergie algérien. L’agence US précise en effet que toutes ces réserves sont situées en onshore étant donné que l’Algérie n’a pas encore entamé l’exploitation de son potentiel offshore. Ce qui, selon l’agence, laisse suggérer que les réserves pétrolières du pays sont beaucoup plus importantes que les estimations susmentionnées. L’EIA soutient que l’Algérie « disposerait de ressources importantes de pétrole de schiste et de gaz naturel « . Il souligne toutefois que « peu de progrès ont été accomplis dans la mise en valeur » de ce potentiel. Le pays peut aussi augmenter la production de gisements en exploitation en particulier ceux d’Illizi, de Berkine ou de Hassi Messaoud-Dahar, qui contient à lui seul 71% des réserves pétrolières prouvées du pays, estime l’agence. Ce n’est pas tout puisque l’Algérie est aussi appelée à améliorer la récupération dans ses champs matures pour préserver les niveaux d’extraction de brut. « Sans investissement supplémentaire en amont, le taux de déclin devrait augmenter, entraînant une baisse de la production », indique l’EIA. L’Agence relève, à ce propos, que le pétrole produit en Algérie est un brut léger de haute qualité à teneur réduite en soufre. Pour le gaz naturel, l’agence américaine soutient que l’exploitation des vastes ressources de schiste du pays  » se heurte à de nombreux obstacles « , notamment l’emplacement éloigné des gisements, le manque d’infrastructures comme les routes et les pipelines et la disponibilité de l’eau. Une étude financée par l’EIA en 2013 stipule que l’Algérie détient les troisièmes plus grandes réserves de schiste au monde juste après la Chine et l’Argentine. L’EIA avait, alors, estimé ces réserves à 707 trillions de pieds cubes. Sonatrach doit faire face au déclin de son plus grand gisement gazier, Hassi R’mel, qui compte à lui seul plus de 85 trillions de pieds cubes, soit plus de la moitié des réserves conventionnelles prouvées de gaz naturel. Le groupe pétro-gazier compte sur un programme d’investissement de deux milliards de dollars pour stopper le déclin de ce méga gisement dont le réservoir a été « endommagé » par  » une surproduction et le manque d’investissement », rappelle l’agence. L’EIA estime que les projets gaziers initiés par Sonatrach dans le sud-ouest sont d’une importance capitale pour le pays. A l’argumentaire, l’ETA estime que ces derniers devraient maintenir leurs capacités en termes d’exportation et aussi de satisfaction de la demande interne. Les projets gaziers du sud-ouest, une région jusqu’ici sous explorée, devraient aider, une fois entrés en production, à redresser la production gazière, prévoit aussi l’EIA. Autre chose, les gisements Reggane Nord et Timimoun, qui constituent la première étape du projet, sont en déjà en production. Il est quasiment connu que l’Algérie dépend fortement des recettes générées par l’exportation des hydrocarbures. L’ETA observe que le pays compte également sur sa production d’hydrocarbures pour satisfaire ses besoins en énergie. Les prix des produits pétroliers et du gaz naturel sont également parmi les plus bas d’Afrique. Si la loi de finances de 2016 a prévu une hausse des prix à la pompe,  » l’augmentation a été insignifiante et n’a pas eu d’impact significatif sur les modèles de consommation », estime l’EIA.

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