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Noureddine Bahbouh, président de l’UFDS: «L’Armée doit assumer sa mission»

Redoutant les effets néfastes de la «manipulation» qui se nourrit impérieusement du vide politique et le retard dans l’émergence d’un «gouvernement de transition», capable d’assurer la continuité et mener le pays à bon port, loin des crises sans issues, certains appels montent au créneau pour prévenir les risques pouvant découler en cherchant à impliquer l’armée. Les appels de certains milieux, à l’armée, à investir le champ politique, se font de plus en plus entendre.
Des voix s’élèvent ici et là et tentent de se mettre en évidence pour mettre en garde contre cette éventualité, ce qui risque selon elles, de faire endosser à l’ANP, le rôle de «garant de la démocratie». Elles insistent aussi sur un «gouvernement de technocrates». C’est ce qui est perceptible dans le dernier discours du nouveau Premier ministre Noureddine Bedoui qui annonçait, peu de jours après son installation, que son gouvernement allait réunir «des compétences nationales». A ce propos, le président du parti de l’Union des forces démocratiques et sociales (UFDS), n’est pas allé du dos de la cuillère pour souligner que l’institution militaire « doit assumer sa mission constitutionnelle». Il a explicitement cité l’opposition sans toutefois en révéler les noms, laquelle, selon lui, chercherait à impliquer l’armée dans le champ politique. Ainsi, l’hypothèse longtemps entretenue voire instrumentalisée par certains sites, appelant à un coup d’Etat pour précipiter le départ du président, est sérieusement remise en cause par le président de l’UFDS, Nourredine Bahbouh. Ce dernier se dira même «contre le départ hâtif», du pouvoir, du président Bouteflika. «Nous sommes contre les appels de certains membres de l’opposition à l’armée pour intervenir en vue de hâter le départ du président Bouteflika, nous sommes contre tout coup d’Etat», tout comme nous nous opposons à toute ingérence de l’ANP dans l’action politique. L’Armée, par la voix du Chef d’Etat-Major, le Général de Corps d’Armée, M.Gaid Salah, rappelons-le, est plusieurs fois, intervenue pour rappeler que l’ANP a sa responsabilité de garante de la stabilité et de la sécurité de l’Algérie. M.Gaid Salah avait de même affirmé que l’Armée était «forte avec son peuple». Reçu, lundi, à l’émission «L’Invité de la rédaction» de la chaîne 3 de la Radio Algérienne, le président du parti de l’Union des forces démocratiques et sociales (UFDS) déclare attendre de l’institution militaire qu’elle assume sa mission constitutionnelle de garantir la continuité de l’Etat. M.Bahbouh répondait à un commentaire selon lequel les Algériens seraient dans le rejet de tous les partis politiques. Il abonde, à ce propos, que c’est aux urnes de décider, à l’avenir pour autant, dit-il, que les élections soient transparentes et gérées par une instance autonome. Il estime par ailleurs que la période transitoire devra permettre «le rejet des partis arrivés par la fraude». Le président de l’UFDS estime que l’avènement de la transition devrait être préalablement marquée par le rejet, à l’APN et au Sénat, des partis «arrivés par la fraude». A ses yeux, ces partis ont constitué l’ossature du pouvoir installé à la tête du pays «depuis vingt ans».
Il explique, d’autre part, que c’est à la composante de cette transition qu’il appartient, «durant une période de six mois au maximum», de gérer le pays, par le biais, précise-t-il, d’un gouvernement de technocrates avec pour mission fondamentale, la préparation des élections présidentielles. M. Bahbouh dit s’inquiéter, par ailleurs, d’observer que faute de la nomination d’un gouvernement, des ministères «sont à l’arrêt, parce qu’il n’y a personne qui décide». Il faut que les activités, notamment économiques, redémarrent, déclare-t-il. Expliquant sa proposition relative à une transition d’une durée de six mois, l’intervenant rappelle que cela fait plus d’un mois déjà que le peuple est dans la rue et que ses revendications montent crescendo. «Il faudrait donc, dit-il, que la classe politique assume ses responsabilités et que l’on revienne rapidement à la légitimité».

À propos B.H.

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