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Santé à Mostaganem: La tuberculose, un autre sujet qui fâche

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, il est opportun de parler de cette maladie et des comportements visant à éviter sa contagion. La tuberculose a atteint des proportions épidémiques dans de nombreuses localités de la wilaya. Nous ne connaissons pas les chiffres officiels de personnes atteintes de tuberculose ni la stratégie de prévention. Nous manquons, tacitement, d’informations relatives aux actions servant à mieux assumer le dépistage des cas de tuberculose et de soins et de gestion des traitements antituberculeux. Les statistiques des personnes atteintes restent inconnues. Quels comportements adopter afin d’éviter le contact avec les sujets infectés? Ceci présuppose un diagnostic le plus précoce possible et un isolement thérapeutique du patient pendant la phase où il est contagieux. Il est connu que de nos jours, n’importe qui peut attraper la tuberculose mais les personnes vivant dans des zones densément peuplées, les personnes âgées, les jeunes, les personnes en grandes précarités sont le plus concernés. A Mostaganem comme ailleurs, les sujets atteints de tuberculose vivent avec nous, fréquentent les mêmes lieux, utilisent les mêmes modes de transport, s’attablent au restaurant comme nous, prennent du café aux comptoirs des établissements, ils vont aux bains maures et font leurs prières dans les mosquées …mais ils ne sont pas identifiés comme porteurs d’une maladie contagieuse. Dans beaucoup de situations, le tuberculeux utilise les mêmes ustensiles que les non tuberculeux. En période d’été, on se retrouve sur le trottoir, sur les marchés hebdomadaires, avec un seau d’eau et une carafe mis à la disposition de tous pour s’abreuver. Comme dans certaines mosquées et certains bains maures, sans aucune précaution, on boit la même eau dans la même carafe. En milieu scolaire, on ne remarque aucune stratégie de prévention de la tuberculose. A défaut de registres basés sur la déclaration obligatoire, ni celui de la collecte spécifique des données, on ne sait jamais combien de sujets sont porteurs du bacille de Koch. Souvent, on est perplexes devant le manque d’informations relatives à la contagion et ce qui inquiète davantage, c’est qu’à l’école, on n’a jamais entendu parler d’un cas d’isolement d’un élève car atteint de tuberculose. La tuberculose, cette maladie des pauvres, continue de faire parler, dramatiquement, d’elle dans notre pays mais bien en silence.

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