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Point de Vue: Le silencieux silence du pouvoir!!??

«Dans les révolutions, il y a deux sortes de gens: ceux qui les font et ceux qui en profitent». Napoléon Bonaparte

Tout le monde parle, pendant ces jours un peu trop révolutionnaires. A l’étranger, l’on parle à satiété, des partis politiques parlent, les citoyens en révolte s’expriment par le biais de leurs slogans symboliques, mais consistants. Un seul aurait préféré garder un silence des morts, c’est bien, le pouvoir ou ce qui en reste …alors, qu’en principe, il ne devrait pas cesser d’apporter journellement les explications nécessaires à l’opinion publique algérienne et internationale, juste pour ne pas laisser de brèches qui pourraient être malhonnêtement colmatées ou subtilisées par un tiers ennemi. Cette retraite suspecte voire cet effacement de la scène, ambigu et inexpliqué, décidé en pleine crise, par les pouvoirs publics, ne pourrait qu’approfondir cet état de désagrément regrettablement constatable entre administrateurs – en détresse – et administrés – en grogne – L’ANP est là, pour accomplir ses missions constitutionnelles et de ce fait, elle s’abstient de se mettre à la place d’un gouvernement installé, au cours d’événements exceptionnels, en pleine crise politique. D’emblée, il était indécis et tergiversant. Ce grave comportement d’indécision, dont fait preuve l’actuel gouvernement, n’est plus à dissimuler. Depuis le 12 mars dernier, date de la nomination de N. Bedoui comme Premier ministre, dans la perspective de former un nouveau gouvernement, dans une initiative visant à atténuer l’ampleur des protestations. Voilà, maintenant 12 jours sont passés et le gouvernement Bedoui tarde encore à voir le jour. D’habitude, en 24h, un staff gouvernemental est formé. Encore, une preuve que la crise est plus profonde voire plus complexe que l’on croyait. Chaque vendredi, les masses populaires, de plus en plus nombreuses, rejoignent les rues et les places des grandes villes de la République, pour réitérer leurs mêmes revendications et scandant les mêmes slogans, dont nous n’avons pas besoin de les répéter sur ces colonnes… Les populations réclament des droits et les gouvernants font semblant de ne rien entendre. Chacun des deux parties s’exprime dans une langue qui est apparemment incompréhensible pour l’autre. Douze jours et les départements ministériels sont sans ministres, donc gérés par des SG intérimaires, avec des prérogatives limitées. Le train du gouvernement est à l’arrêt…un arrêt qui -semble-il – va durer. Pour combien de temps ? Personne ne saurait le pronostiquer. D’autre part, les forces populaires pour le changement -semblent – également maintenir le cap, et…le statu quo ! Avec toutes nos révérences : ils font changer les choses, tout en donnant l’exemple.
alkaderdz62@yahoo.fr

À propos B.Abdelkader

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