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Pôle & Mic: Quel sort pour Bédoui?

Pour le cinquième vendredi de suite, la rue gronde et veut un changement en exigeant le départ du pouvoir. Bédoui est le plus ciblé par les manifestants par rapport à Laamamra et Brahimi. Il lui sera difficile de gagner la « confiance » du peuple ou du moins des millions de manifestants. Bédoui est sévèrement critiqué où on lui fait rappeler les interventions énergiques contre les médecins et autres manifestants lorsqu’il dirigeait le ministère de l’intérieur. On ne lui a pas pardonné les coups de matraques donnés aux médecins et autres jeunes manifestants. Ce n’est pas, d’ailleurs, l’homme qui a une grande audience auprès des citoyens, car il est estimé d’un homme proche de Bouteflika. Déjà, il communique très peu et ne réagit pas à certaines informations comme la mise à l’écart de certains magistrats ayant refusé de rendre un verdict contre les manifestants ou la suspensions de certains cadres dans le secteur du tourisme. Il est trop « discret ». Mieux, on laisse entendre qu’il aurait instruit des ministres de continuer à gérer leur département comme s’ils seraient maintenus et de « gérer » les affaires courantes. Certains secteurs comme celui de l’énergie ou du commerce ont besoin d’un ministre et non d’un « cadre ». depuis la démission de Ouyhaia, Bédoui n’a pas pu former son équipe gouvernementale. Mieux, ni lui ni Laamamra et encore moins Brahimi ne communiquent régulièrement comme s’il s’agirait de « garder « le secret sur leurs concertations. La rue est en colère mais toujours pacifique. Le pouvoir se confine dans un silence total notamment après les « aveux » du porte parole du RND et les décisions des partis de l’Alliance de rejoindre le Hirak populaire tout en soutenant la démarche de Bouteflika de prolongement de son mandat, ce qui constitue une entorse à la Constitution. Sans se rendre compte, ces partis appuient une démarche anticonstitutionnelle. Ce qui a fragilisé et isolé le pouvoir d’autant que les puissances occidentales suivent de très près la situation nationale. Le duo Bédoui-Laamamra est plus que jamais sous pression.

À propos B. Nadir

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