Accueil » Actualité » Depuis sa nomination comme Premier ministre: Bedoui peine à former son gouvernement

Depuis sa nomination comme Premier ministre: Bedoui peine à former son gouvernement

Les choses ne s’accélèrent pas et se ressemblent. Le nouveau gouvernement peine à être installé. Le Premier ministre, Nourredine Bedoui, vite entré en besogne depuis son installation, n’a pas l’air de trouver le terrain facile. D’aucuns parmi les spécialistes considèrent que ce gouvernement tarde à être connu pour mener le pays dans la voie de la transition jusqu’à l’organisation des prochaines élections présidentielles. Depuis plus d’une semaine que le Premier ministre a annoncé le lancement des consultations pour la désignation des composantes de sa future équipe gouvernementale, aucun nom potentiel ou personnalité n’a été avancé ou pressenti pour y prendre part. Les normes exigent qu’un nouveau gouvernement ne prend pas plus de 24 heures voire 48 heures au maximum pour être nommé après des consultations dans le cas d’une situation «d’urgence». Seulement voilà, s’il s’avère que ce n’est pas pour autant une « voie sans issue » expression utilisée par un spécialiste en questions politiques stratégiques, il n’en demeure pas moins que cette hypothèse est en fait un véritable secret de polichinelle. Théoriquement, les noms potentiels des futurs ministres, appelés à assurer un portefeuille de la « transition », devraient poser problème. Mais sur le plan pratique, depuis qu’Ahmed Ouyahia, l’ex-Premier ministre, a rendu le tablier, la pression retombe sur Noureddine Bedoui, son successeur, qui semble ainsi avoir hérité un vrai casse-tête qui n’est autre que gérer les affaires du pays dans cette période la plus cruciale dans la vie politique du pays depuis l’indépendance. Les choses ne semblent pas forcément plaider aussi tacitement en faveur de la constitution d’un gouvernement de transition. Depuis que l’ex-Premier ministre est parti et son remplacement par son ministre de l’Intérieur, c’est quasiment la dimension et le temps considérable que demande la constitution du nouveau gouvernement qui accapare le plus les projecteurs. Durant sa première sortie médiatique, le tout nouveau locataire du Palais du Gouvernement, fraîchement installé, a annoncé des « mesures » qui vont dans le sens d’un apaisement. Puis, il y a paradoxalement la latitude qu‘a pris jusqu’ici la nomination des nouveaux membres de l’équipe gouvernementale. De quoi au fait se poser mille et une questions. Jusqu’à quand durera le suspense autour de la composante du futur gouvernement ? Des observateurs jugent que ce temps perdu dans la désignation de cette équipe gouvernementale aurait pu être évité par la mobilisation de « forces vitales et influentes du pays rompues aux questions politiques ». « On aurait pu aussi économiser les voyages de certaines figures de la scène politique à l’étranger pour arracher le consensus des alliés de l’Algérie et les « canaliser » plutôt dans le choix d’urgence des membres de la future équipe gouvernementale », a confessé un spécialiste en sciences politiques. Entre certains qui n’hésitent pas à parler de « démission » ou refus de certains noms de briguer un poste de responsabilité gouvernementale et d’autres qui évoquent les « précautions » affichées par l’actuel Premier ministre, de prendre tout le temps qu’il faut pour nommer un gouvernement capable de mener à bon port les affaires du pays. Lors de la réunion de Bakou, en Azerbaïdjan, des pays membres de l’OPEP et leurs alliés devaient participer pour analyser l’évolution du marché pétrolier. Un rendez-vous majeur auquel le premier responsable du secteur de l’Energie devait prendre part. D’abord parce que ce marché vit de moments tumultueux. Ensuite, parce que l’Algérie est connue pour son rôle d’élément fédérateur des volontés incontournables quand ce marché est en ébullition. Un rôle historiquement important assumé jusqu’ici par l’Algérie depuis que l’OPEP existe. Cette situation de statu quo qui ne semble pas près de voir une éclaircie, si l’on doit se fier à tout ce qu’endure Noureddine Bedoui pour trouver le personnel idoine afin de remettre la machine en marche, inquiète les observateurs et les amis de l’Algérie. Il serait juste de trouver les appoints pour surmonter les situations difficiles, pour au moins donner l’illusion, notamment vis-à-vis de l’extérieur.

À propos B.H.

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*