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Alors que Lamamra cherche un soutien de l’étranger: Médecins et étudiants marchent pacifiquement

C’est la levée des boucliers des blouses blanches après les magistrats, les avocats, les imams, les étudiants et les lycéens. Les médecins ont marché pacifiquement dans plusieurs villes d’Algérie comme Oran, Constantine et Alger. Dans la capitale, ils se sont rassemblés, ce mardi matin et ont manifesté pour faire entendre leur voix en revendiquant « le départ du système ». Tout comme ils ont protesté contre le prolongement du mandat du président Abdelaziz Bouteflika. Ceci dit, les blouses blanches ont entamé leur marche depuis l’hôpital universitaire Mustapha Pacha, empruntant ensuite la rue Hassiba Ben-Bouali pour se rendre à la place de la Grande Poste.
Les médecins ont scandé de nombreux slogans exprimant leur refus de ce qu’ils ont considéré comme « décisions prises, dernièrement, par le chef de l’Etat notamment ». Ils ont également scandé le slogan «Algérie libre et démocratique» ou encore «non au système mafieux ». A noter que quelques citoyens qui étaient de passage, ont également rejoint le mouvement pour se solidariser avec le corps médical. Un important dispositif policier a été déployé pour parer à toute éventualité alors qu’un hélicoptère survolait le centre-ville d’Alger. A Oran, ce sont des centaines de médecins jeunes et adultes qui ont défilé mardi matin devant le siège de la wilaya afin de protester contre les décisions annoncées par l’Etat. Cette montée en ébullition des blouses blanches intervient au moment où le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, multiplie ses sorties à l’étranger pour rassurer les partenaires économiques stratégiques de l’Algérie. Après Moscou, il s’est rendu en Italie. Il a eu un entretien, lundi à Rome, avec le président du Conseil des ministres italiens, Giuseppe Conte. Dans cette entrevue, il a surtout tenu à rassurer les partenaires internationaux de l’Algérie. Mais il a également abordé la situation de l’Algérie qui intéresse en premier lieu le partenaire italien. « J’ai été reçu longuement par le président du Conseil des ministres italiens, auquel j’ai remis un message écrit du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, entrant dans le cadre des consultations régulières entre nos deux pays fondées sur le Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération », a déclaré M. Lamamra. Il indiquera avoir échangé avec M. Conte sur « l’actualité de l’Italie par rapport à la construction européenne et sur l’actualité de l’Algérie qui intéresse nos amis italiens ». Lamamra, dans un souci légitime d‘ailleurs de rassurer les « amis de l’Algérie », a mis en déroute ceux qui observent que ce que vit le pays, serait une situation porteuse de risques. Seulement voilà, ces observations faites « de loin » par des partenaires de l’Algérie n‘ont aucune affinité ni approche avec la réalité .Le peuple qui a marché pacifiquement durant quatre vendredis successifs, n’a à aucun moment cédé à la violence et à la radicalisation de leur mouvement pacifié. Il a donné au monde une véritable leçon de sens de civisme et de respect de la démocratie. Lamamra, en fin stratège, a tenté de développer cette réalité de l’Algérie qui est « un havre de paix ». « Ceux qui observent de loin notre réalité, ont le sentiment qu’il se développe une situation potentiellement porteuse de risques », a-t-il dit. Il ajoute que l’Algérie « connue pour être exportatrice de paix, de sécurité et de stabilité, rassure ses partenaires internationaux sur le fait que ce moment privilégié de notre histoire est un moment qui se passe en famille ». « Il n’y a pas de préoccupation particulière pour nos partenaires internationaux et en tant qu’Etat et peuple, nous sommes profondément attachés aux principes de non ingérence dans les affaires internes de notre pays », a-t-il mentionné. Le vice-Premier ministre a tenu à rassurer les partenaires et les inviter à continuer à développer le partenariat mutuel avantageux. Il a également appelé ses amis à faire le travail diplomatique normal d’informations mutuelles. « Mais prenons garde à ce que des forces occultes, des ONG et des individus développent des intentions d’ingérence et d’intervention dans nos affaires internes », a-t-il toutefois souligné. Il a assuré que dans ces conditions, « c’est toute la nation algérienne qui, comme une seule personne, s’opposerait à ce genre de velléités ».

À propos B.H.

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