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Point de Vue: Long et pénible, le chemin du changement

«Entendre le cri de la population, c’est éviter une future révolution» Monique Moreau, philologue belge

La rue algérienne continue, à faire parler d’elle. Le peuple algérien a résolument décidé qu’un changement doit s’opérer dans la façon de gouverner le pays. Le peuple n’a, ni l’intention, non plus la volonté, de porter atteinte à la stabilité ou à la sécurité de son pays. Quoi encore ? Les forces négatives, dont tout changement, pourraient s’avérer néfastes et essentiellement dangereuses à leurs intérêts qui ne sont pas forcément alignés sur les intérêts suprêmes de la Nation. Et, de cette contradiction ou si vous voulez cette opposition est née cette lutte interminable entre deux camps: celui des changements réels et effectifs et de l’autre côté les partisans de la tromperie et du «faire semblant». Les deux camps, comme par hasard, investissent tous les deux, dans l’enjeu du temps pour déloger son vis-à-vis. Ils finiront par lâcher, – c’est-à-dire les manifestants (penserait-on au niveau du clan du maintien du système). Nous sommes là, chaque jour, chaque week-end et chaque mois, jusqu’à ce qu’ils finiront par abdiquer à notre pression permanente et soutenue, pensaient-ils, les gens du clan du changement. Il serait difficile de prévoir, comment la fin serait faite et qui aura raison de l’autre? Après une accalmie de trois jours, hier mardi, des médecins et des avocats sont sortis dans la rue, scandant et répétant très haut des slogans pour le changement. Toutes les catégories de la société algérienne se sont impliquées directement ou indirectement dans « cette bataille historique du changement». Lutter pour le changement n’est pas une trahison ou traîtrise à l’égard de la patrie. Au contraire, rien n’est plus patriotique que militer pacifiquement pour le changement, lorsque ce dernier devient une nécessité impérative voire vitale, pour ne pas laisser se disloquer la patrie. Dire autrement : les Algériens désirent, tout bonnement, restituer leur pays dont d’autres Algériens veulent en faire une « ferme » privée…les Algériens rêvent , souhaitent, aspirent et espèrent en finir avec des concepts politiques devenus obsolètes tels que : Le candidat du consensus national, les partis du pouvoir… Ils désirent un président fonctionnaire et pas « un père de la nation inspiré », avec des missions, des prérogatives et des mandats constitutionnellement déterminés et limités. Un président avec un gouvernement élu par le peuple et travaillant sous l’œil attentif et critique des députés représentants du peuple. Le hic, c’est que le changement n’est pas un vain mot, ni un jeu ludique de passe-temps. Le chemin du changement est long et pénible…et si vous voulez une démonstration, lisez l’Histoire des parcours des nations ayant déjà emprunté ce chemin parsemé par des hauts et des bas.

alkaderdz62@yahoo.fr

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