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Un 4ème vendredi de mobilisation populaire à Oran: Les marches ont gardé leur caractère pacifique

La rue a encore défilé et s’est réappropriée la ville d’Oran. Des marches pacifiques ont, en effet, repris vendredi à El Bahia comme dans plusieurs villes d’Algérie. C’est le quatrième vendredi de mobilisation populaire de suite dans la capitale de l’ouest. A Oran, les manifestants étaient plus nombreux à descendre dans la rue que le précédent vendredi. Ils scandaient des slogans devenus a priori coutumiers: «Pour une Algérie libre démocratique», «Djeich chaab khawa khawa». Les manifestants ont ainsi appelé au respect de la volonté et de la parole du peuple. Comme dans d’autres villes, les appels revendiqués par les manifestants convergeaient vers un dénominateur commun: «Pour une Algérie libre démocratique». Contrairement à Alger où les marches pacifiques ont débuté tôt dans la matinée, les manifestants à Oran ont choisi d’investir la rue après la prière du Vendredi. Un «jour décisif» selon les marcheurs venus des quatre coins de la ville et de toutes les couches sociales sans distinction d’âge, de sexe ni de fonction: jeunes et moins jeunes, retraités, médecins, intellectuels, femmes, religieux, associations, commerçants, tous portaient la même revendication:  «l’Algérie avant tout». Comme à l’accoutumée, ils se sont regroupés à la Place du 1er Novembre avant de marcher pacifiquement vers le centre d’Oran en passant par la rue Larbi Benmhidi et en se dirigeant vers le lycée Lotfi. Un groupe de femmes drapées de l’emblème national ainsi que des jeunes encadrés par des adultes, écrivaient, dans un placard: «Non à un président par procuration, l’Algérie fiha rejala», «système dégage», «FLN dégage» : autant de slogans qui sont revenus dans les voix des manifestants à Oran comme dans plusieurs ville du pays. Au même moment, un autre groupe de manifestants se réunissait aux environs du siège de la wilaya. Les marcheurs ont également appelé à préserver le pays de la «fitna» et de l’ingérence étrangère». Le siège de la wilaya, la mairie d’Oran, le siège provisoire de l’Hôtel de Ville ainsi que d’autres sites diplomatiques comme les Consulats de France et d’Espagne, étaient à longueur de la journée d’hier, assiégés par des forces de l’ordre pour parer à toute éventualité.

À propos B.H.

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