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Journée nationale des handicapés à Mostaganem: Les personnes aux besoins spécifiques aspirent à mieux

Les handicapés ne cessent de réclamer la nécessité d’augmenter le nombre de structures et d’organes de prise en charge, estimant, dans ce sens, que la mise en place de structures adéquates, à leur profit, reste insuffisante. A Mostaganem, comme ailleurs, les accidentés de la route font beaucoup de dégâts et laissent sur des chaises roulantes beaucoup de personnes, des jeunes surtout à vie avec un handicap. Plus il y a d’accidents plus il y a de personnes à mobilité réduite sans parler de ceux qui génétiquement naissent malades. Par conséquent la prise en charge sociale, l’insertion éducative et professionnelle, les aides techniques à la marche, l’amélioration de l’accessibilité deviennent un impératif pour cette frange vulnérable de la société. Nos responsables doivent se pencher sur leur confort par des gestes urbanistiques pour leur permettre, d’abord et avant tout, l’accessibilité. Dans les écoles, dans les édifices publics, dans les parcs, sur les trottoirs, le fauteuil roulant doit avancer commodément. Au-delà de la canne blanche, protéger les droits des personnes aveugles et malvoyantes de se déplacer en toute sécurité n’est pas encore en vigueur chez nous. De ce fait, il serait recommandable, à l’occasion de cette journée nationale d’œuvrer à l’amélioration de l’infrastructure et à l’aménagement de chaussées spécialement conçues pour ces personnes. Le quotidien des personnes porteuses d’handicaps visuels devient de plus en plus difficile sur les routes et trottoirs de nos villes. Ce qui est regrettable c’est l’absence de stratégie visant à aider les personnes déficientes visuelles à se déplacer de manière autonome. Un autre sujet méconnu dans notre société c’est le monde des sourds muets. Ces derniers subissent eux aussi des discriminations. Et ce n’est sûrement pas la pension de 3.000 dinars versée chaque mois par les services sociaux qui va leur permettre de vivre décemment. Cette allocation compensatoire est de 14.000 dinars pour tous les handicapés, à l’exception des sourds muets. Leur isolement les fait souffrir car la langue des signes n’est pas enseignée aux entendants afin de créer de la communication avec cette catégorie d’handicapés. En plus, dans la wilaya de Mostaganem il n’y a qu’une seule école pour apprentissage de la langue des signes et c’est insuffisant. Pour l’insertion des personnes aux besoins spécifiques dans le monde du travail, l’application effective de la loi des 01% est loin d’être appliquée. Ces citoyens aspirent à une vie meilleure et à l’occasion de cette journée nationale, la société doit être à l’écoute de leurs préoccupations et doit changer le regard qu’elle porte sur ces personnes parfois complètement rejetées.

À propos Charef Kassous

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