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Pôle & Mic: Tension

Les dernières décisions de Bouteflika n’ont pas calmé la rue, au contraire elle gronde. Le report des élections et donc prolongation de son mandat n’ont pas eu l’adhésion populaire comme le pouvoir l’a souhaité. Seuls les partis de la coalition ont béni cette démarche, tous les autres ont été très critiques envers le pouvoir en allant jusqu’à qualifier cette prolongation d’un « coup d’Etat ». L’Algérie est sous les feux des projecteurs et les capitales occidentales et arabes suivent de très près l’actualité nationale. Donc, le moindre faux pas pourrait être un « argument » pour certains milieux politiques occidentaux pour ternir l’image de notre pays. Aujourd’hui, il faut éviter toute fausse manœuvre, car la rue est tendue bien que le pacifisme soit encore roi. Les hommes du pouvoir devront écouter la rue, l’élite et le citoyen pour comprendre que nous risquons de rentrer dans le mur surtout après le 28 avril, date de la fin de mission de Bouteflika comme chef d’Etat. Déjà, Bedoui, Lamamra et Brahimi sont très contestés par beaucoup d’acteurs politiques et activistes. Il suffit de jeter un coup d’œil sur les réseaux sociaux pour se rendre à l’évidence qu’ils sont « rejetés ». Les hommes du pouvoir pouvaient patienter avant de désigner ces trois hommes, soit le temps d’ouvrir un dialogue avec les acteurs politiques. Il y a eu de la précipitation. Beaucoup de personnalités politiques risquent de « bouder » la conférence nationale en cas où il n’y aurait pas apaisement de la situation politique. Le mois d’Avril sera très chaud notamment avec la reprise universitaire.

À propos B. Nadir

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