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Tlemcen: Les prix des légumes flambent !

La grève générale qui est à son troisième jour aujourd’hui n’a pas été sans incidence sur les prix des produits de large consommation, notamment les fruits et légumes. Ainsi, dans les rares points de vente où le citoyen pouvait s’approvisionner, que ce soit chez certains commerçants informels qui, à l’occasion, exposent parfois dans un coin au détour d’une ruelle en ville ou sur la route à la sortie des agglomérations, les prix affichés ont vite flambé en l’espace de vingt-quatre heures. Du côté du marché couvert (fermé) de la ville de Tlemcen où certains intervenants ont exposé des marchandises, on est vite frappé par la pancarte sur la pomme de terre cotée à 70 DA, l’oignon à 80 DA. De même que les carottes et la salade (laitue). La carotte est cédée à 90 DA alors que les fèves sont à 80 DA en pleine saison. C’était du reste les seuls légumes disponibles. Samedi, soit la veille de l’entame de la grève annoncée de cinq jours dont l’appel est diffusé sur les réseaux sociaux, le commun des mortels a assisté à des comportements peu reluisants, notamment de la part de certains de ces commerçants véreux qui n’ont pas hésité à saisir «l’aubaine» pour augmenter les prix des produits de grande consommation. La tomate fraîche, à 90 DA la veille, a d’un seul coup grimpé à 150 DA ! Le tubercule des pauvres, la pomme de terre a vu son prix doubler, passant de 60 à 80 DA. Tous les produits ont été touchés par la spéculation. Il faut aussi souligner que les citoyens ont carrément pris d’assaut les commerces et les moindres points de vente. Les étals ont été littéralement vidés en l’espace de quelques heures. «Il faut faire des réserves pour tenir cinq jours», ne cesse-t-on de clamer çà et là. A Chetouane, il était difficile de trouver un sac de semoule. Les files d’attente et les bousculades étaient de retour. On se bousculait devant les alimentations générales et les pompes à essence. Les gens sont pris de panique. «Même les commerçants, qui d’habitude vendent par petites quantités, ont vidé leurs stocks aujourd’hui», fera remarquer un citoyen. Il a suffi d’un appel à la grève pour voir se déchaîner une véritable «furie» acheteuse.

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