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Bejaia: La rue gronde toujours et la grève continue

La rue gronde toujours au moment où la grève continue et paralyse plusieurs secteurs d’activités. En effet, plusieurs manifestations contre «la prolongation du mandat du président Bouteflika » ont été enregistrées, hier, à Bejaia. Ce sont les enseignants et les fonctionnaires de plusieurs secteurs qui ont battu le pavé de l’ex capitale des Hammadites à Béjaia contre ceux qui ont appelé maintenant «le prolongement du 4e mandat du président Abdelaziz Bouteflika et pour «un meilleur avenir». «Nous sommes pour une vraie deuxième république», «non au viol de la constitution», «non à la manipulation», «système dégage», «pour une assemblée constituante», étaient les principaux slogans scandés et brandis par les manifestants. Plusieurs activistes politiques s’inquiètent sur cette situation inédite dont des juristes nous disent que « le président s’arrange d’abord un mandat en dehors de la constitution car ce n’est pas prévu par la constitution». D’autres s’interrogent sur la santé du président: «est-il en mesure aujourd’hui pour piloter cette période?» Pendant ce moment où le pavé est battu, la grève continue de paralyser plusieurs secteurs d’activités, à l’exception de celui de l’agroalimentaire dont les usines ont repris. En effet, les opérateurs de la ZAC Taharacht-Akbou, réunis, dans la journée d’avant-hier, ont décidé de reprendre le travail pour ne pas priver les commerces de l’approvisionnement nécessaire. Dans une déclaration signée par une quinzaine d’opérateurs et ce, tout en «réaffirment leur pleine adhésion aux revendications exprimées massivement et pacifiquement par le peuple Algérien», se déclarent «mobilisés pour un dénouement pacifique de la crise que traverse le pays». Les opérateurs économiques ont pris acte des inquiétudes exprimées quant à une dangereuse perturbation du marché avec l’apparition de vives tensions sur divers produits, c’est pour cela qu’ils considérent qu’un service minimum auquel appellent l’ensemble des acteurs sociaux et politiques les plus connus ne peut se matérialiser sans l’implication du secteur productif. C’est justement ce qui a motivé leur reprise de la production effective à compter de la journée d’hier.

À propos Hocine Smaâli

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