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Pôle & Mic: Tant d’interrogations!

Bouteflika renonce à se présenter, il annule les élections, dissout la commission de surveillance des élections et entend rester un «peu» dans le pouvoir, le temps d’une transition. Ouyahia a démissionné, il sera, selon les médias, remplacé par le ministre Bedoui et comme vice-premier ministre Laamamra. La conférence nationale sera bientôt convoquée et pourrait être présidée par Lakhdar Ibrahimi. La rue n’est pas contente, car elle veut le départ des hommes du pouvoir et la durée de la transition n’a pas été fixée. Bien que Bouteflika ait annoncé qu’il veut préparer la transition vers la deuxième République, il aurait été plus judicieux que le prochain gouvernement soit d’union nationale et conduit par une personnalité politique «neutre» et qui n’a pas de lien avec le pouvoir. Déjà, dans sa lettre, Bouteflika affirme qu’il n’avait pas l’intention de se présenter au vu de la fragilité de sa santé, ce qui laisse dire qu’un clan l’aurait fait à sa place ou l’obliger de se présenter. Donc, qui a nommé et destitué Sellal et puis nommé Zaalane comme président de campagne? Or, le peuple veut en finir avec la « mafia » au pouvoir, il l’a, d’ailleurs, scandé en faisant allusion au lobby financier et à ceux qui tirent les ficelles. Cependant, après le 24 avril, le mandat de Bouteflika prendra fin et donc constitutionnellement, il ne pourra plus être chef d’Etat. Comment résoudre ce problème juridique et d’ordre constitutionnel sans un consensus ou compromis? Sans un consensus et dialogue, la transition ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau.

À propos B. Nadir

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