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Alors que la grève continue de paralyser plusieurs secteurs dans la wilaya de Bejaia: Les magistrats se joignent à la protestation

En plus de la grève qui continue de paralyser plusieurs secteurs dans la wilaya de Béjaia, les magistrats ont rejoint, hier, la protestation populaire aux côtés des avocats. C’est un fait inédit, les magistrats sont sortis, hier, et ont rejoint les avocats devant le portail de la cour de justice de la wilaya, soutenir les revendications née du mouvement du 22 février dernier. Sur des banderoles portées par les magistrats, on pouvait lire entre autres: «les magistrats sont des enfants du peuple qui ne peuvent ignorer ses revendications», ou encore: «Les avocats + les magistrats+ les greffiers = une seule famille». Lors de la prise de parole, un magistrat au nom de ses collègues a affirmé que « la corporation est avec le peuple», annonçant au passage «le boycott de l’encadrement des élections présidentielles». Pour l’orateur, respecter le devoir de réserve dans cette conjoncture historique est synonyme de trahison», en précisant que «le devoir de réserve n’a aucun sens lorsqu’il s’agit de l’avenir du pays. Nous sommes des juges, nous réclamons l’application de la loi et de la Constitution». Les avocats de leurs côtés ont organisé des sit-in à Bejaia et devant le tribunal d’Akbou pour «rejeter la candidature du Président Bouteflika jugée anti constitutionnelle», les Robes Noires «endossent la responsabilité d’un éventuel dérapage au conseil constitutionnel, ayant accusé réception du dossier de sa candidature». Les avocats qui ont entamé une grève depuis ce matin affichent leur disponibilité à accompagner le mouvement populaire pour «le départ du système, tout en plaidant pour le report de l’élection présidentielle et la constitution d’un gouvernement provisoire qui aura pour tâche de préparer l’élection dans un délai ne dépassant pas une année». Ce rassemblement a été appuyé par une marche qui s’est ébranlée du siège du parquet de Bejaia en sillonnant les principales ruelles de la ville en criant à tue tête: «système dégage, pour un état de droit et Pour l’indépendance de la justice». Pour leur part, les travailleurs de la Sonatrach ont organisé une marche de soutien aux revendications populaires «contre le pouvoir et le 5e mandat et le départ du système». Au deuxième jour de la grève tout est paralysé dans la wilaya de Béjaia et la quasi totalité des secteurs, même les plus névralgique, sont touchés par la grève générale. De leurs côtés, plusieurs comités de citoyens et associations ont appelé les commerçants ayant fermé leurs commerces à les rouvrir au peuple et assurer la permanence. L’Union générale des Commerçants Algériens a appelé les commerçants à travailler en exhortant ses adhérents et toutes les autres unions qui y sont affiliées, à savoir la Fédération nationale des boulangers (FNB), la Fédération nationale des marchés de gros de fruits et légumes, la Fédération nationale des grossistes en produits alimentaires et les transporteurs «à se mobiliser au service du consommateur dans cette conjoncture difficile et à ne pas céder aux appels anonymes ayant pour but de diviser notre société et saper l’esprit de solidarité ».

À propos Hocine Smaâli

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