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Retour des jihadistes: La France dans l’embarras

Le Président Américain, Donald Trump, n’a aucun respect pour ses alliés, il leur impose ses décisions sans aucune concertation, quitte à les surprendre et perturber les cartes de la géopolitique. Le 02 Janvier dernier, le Président américain réunit ses conseillers à la Maison Blanche, et pour justifier sa décision de retrait des forces US de la Syrie prise le 19 Décembre, leur déclare que: «La Syrie était perdue depuis longtemps, et aujourd’hui, il faut savoir s’en aller de ce pays de poussière et de mort, dès lors que le groupe Etat islamique qui menaçait les Etats-Unis a été défait». Depuis cette déclaration, Paris étudie toutes les «options» concernant ses jihadistes. Ce piège américain a poussé la France à revoir sa position, jusqu’à présent, le gouvernement français était favorable à ce que les ressortissants français adultes soient jugés sur place, mais depuis l’annonce des retrait des forces US, le langage n’est plus le même: «S’il y a des Français sur place et s’ils doivent être expulsés, on sait où ils sont, on sait de qui il s’agit, et s’il posaient les pieds en France, ils seraient immédiatement arrêtés et jugés», a déclaré devant l’Assemblée nationale la semaine dernière le ministre de l’Intérieur, Mr Christoph Castaner. Si le discours a changé c’est parce que Paris a peur de perdre la trace de ses jihadistes, ils sont plus de 130, hommes, femmes et enfants. Pour rassurer l’opinion sur la question de leur rapatriement, le ministre de l’Intérieur assure que les jihadistes, libérés suite au retrait des américains, seront « immédiatement » écroués. Mais l’étau se resserre de plus en plus sur le gouvernement, car le retour des jihadistes coïncide avec la sortie de prison des condamnés pour terrorisme arrivés en fin de peine. D’ici 2020, selon les chiffres du ministère de la justice, 65% des personnes condamnées pour terrorisme seront sorties de prison, parce qu’arrivées en fin de peine. Interrogé sur ce sujet, le porte-parole de la Chancellerie, Youssef Badr, se veut rassurant: «Il faut dire deux choses aux citoyens. La première c’est ce qu’on a toujours dit: le risque zéro n’existe pas, c’est une évidence, ça marche pour tous les crimes et délits. La deuxième c’est que sur les prochaines années, les détenus vont sortir effectivement. Mais, depuis 2014-2015, les effectifs dans les services de renseignement, de police, de justice ont été considérablement renforcés et l’information est partagée. On n’est plus à l’époque où un service avait une information, la gardait pour lui et la traitait de son côté, au risque d’arriver trop tard sur un passage à l’acte. Aujourd’hui, on a les moyens de les suivre, et surtout on partage l’information. Et c’est surtout ça la règle, c’est d’être en moyen de se dire qui est le mieux à même de suivre cette personne ».

À propos Taoufik Rouabhi

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