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Pôle & Mic: Travail de mémoire ?

Lors de la cérémonie de départ des familles des imams tombés en martyrs durant la tragédie nationale, à destination des Lieux Saints de l’Islam pour accomplir les rites de la Omra, le ministre a indiqué et annoncé que des boulevards de certaines villes algériennes seront baptisés du nom de ces imams martyrs, victimes de la tragédie nationale. C’est une très bonne initiative pour rendre hommage aux 114 imams tombés en martyrs pendant la décennie noire alors qu’ils défendaient les mosquées, refusant qu’elles servent de tribunes de destruction de l’Algérie, outre trois martyrs du secteur des Affaires religieuses qui ont trouvé la mort, pendant la période s’étalant de 2016 à 2018. Mais ce qui reste incompréhensible, pourquoi, à ce jour, aucune rue ou ruelle ne porte le nom d’une victime du terrorisme. Aucune rue ne porte le nom de Alloula, Flici, Aïcha Djellid, Katia, Hasni, Fardheb ou des autres policiers et citoyens ? Il est clair que l’on ne veut pas « irriter » les intégristes et les terroristes repentis. A ce jour, aucune explication n’a été donnée par nos officiels qui acceptent de baptiser des structures et non des rues au nom des victimes du terrorisme. C’est comme s’il y avait un « deal » avec les repentis émirs sur ce sujet. On ne peut pas vanter le retour à la paix en se contentant de mettre en exergue l’efficacité de la lutte contre le terrorisme que sur le plan militaire, en occultant le travail de mémoire et surtout la lutte contre l’intégrisme religieux. Comme les espaces sont presque fermés, le travail de mémoire de cette période précise est devenu une vraie galère pour certaines associations sachant que les différentes commissions des organisations des victimes du terrorisme sont plus versées dans le sociopolitique que faire vivre et revivre la mémoire de ceux qui ont défendu le pays.

À propos B. Nadir

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