Accueil » Chronique » Pôle & Mic: Entre la gymnastique mentale et la nébuleuse prière écolière que choisir?

Pôle & Mic: Entre la gymnastique mentale et la nébuleuse prière écolière que choisir?

«Mettez-vous à genoux, priez et implorez. Faites semblant de croire et bientôt vous croirez». Brassens

Il se noie dans un aliénisme sans précédent en occultant la dimension du sujet. Il n’en demeure pas moins de voir que la structure langagière « s’oppose au développement » et à l’esprit critique. Suite à cette précarité psychique définie comme un horizon indépassable, le fantasme de la prière à l’école ne fait que nourrir un imaginaire leurrant qui alimente à son tour la paranoïa de l’interdit voire de déficit de communication dans lequel l’enfant est ligoté. Dans cette modeste chronique nous n’allons pas nous attarder sur les dérives pédagogiques qui ne font qu’attiser le feu de la décrépitude éducative se laissant envahir par la figure du « maître ignorant » qui cherche à occulter le degré d’émancipation intellectuelle. Le but recherché est de promouvoir les routines d’obéissance et de la «mêmete». Les dérives du parcoeurisme sont un exemple édifiant dans l’étiolement du savoir éducatif qui fait de l’élève, un sage savant capable de répéter sans comprendre. Il est évident que cette conception rétrograde trouve écho dans l’enseignement de la pratique religieuse qui est sujette à caution en raison du choix des sujets à inculquer tels que les châtiments dans la tombe, la suprématie masculine et la certitude d’avoir raison, etc… Cet enseignement est sclérosé par la logique fanatique et ne peut qu’étouffer la socialisation de l’enfant. Le fait de mettre de côté certains préceptes de l’éducation religieuse pour le moins compréhensibles et agiter d’autres qui prêtent à confusion chez l’enfant, crée de l’amalgame, « Gramsci dira que introduire l’éducation religieuse, c’est refuser d’éduquer le peuple », la décennie noire est là pour nous le rappeler. Ceci dit, madame la ministre, si on doit comprendre votre démarche qui pourrait être rationnelle, il faudrait donc affronter l’abîme et lutter de façon conséquente contre les pratiques qui excluent l’enfant et le laissent livré à lui-même. Certains enfants traînent dans la rue au su et au vu de tout le monde ; ce phénomène est récurrent cette année, cet appel d’air met à nu les tentatives désastreuses du fait de l’amoncellement du nuage islamiste qui s’abat sur l’aurore boréale des enfants ; ô combien c’est triste de croiser des enfants au café ; ils y vont pour vendre la soupe religieuse de certains prédicateurs. Réhabiliter l’éducation vertueuse devrait se baser sur la prise en compte de la psychologie longtemps ignorée de la société et des parents. Le bel hommage que nous devons rendre à l’éducation, est de nous pencher sur la belle prière de l’éducation sentimentale de Rousseau qui disait : « L’homme là où il est dans les fers, il cherche à se libérer ». Il faut dépasser l’affect qui rationalise notre vision prométhéenne du progrès éducatif, l’attitude insolente de certains «ensaignants» nous laisse pantois. Ils envoient paître la décision du ministre devant cette dérive archaïque régnante. Enfin, pour défendre la déclaration de la ministre face à ce mur sinistre, nous rejoignons El Che dans sa citation « la révolution éducative c’est comme une bicyclette… Voilà le bel idéal que nous enseignent l’humanisme révolutionnaire décrié par deux frères ennemis, un président de la République et un écrivain, le premier voyait en la figure d’El Che un terroriste implicite et le second un romancier de son état qui étale son « occi(re)dentale» vouant aux gémonies le mythe Guevariste qui perpétue l’hégémonie. Que direz-vous devant la dictature de l’actionnariat qui fait la nique au monde entier ?

À propos Adnan Mouri

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*