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30% de femmes algériennes sont obèses: Des chiffres alarmants

Manger «très bien» oui mais qu’en est-il du prix ? L’obésité gagne du terrain en Algérie malgré les campagnes préventives. Elle n’épargne plus désormais femmes et enfants. Les signes des prédispositions au diabète sont montés en Algérie. Les malades ne se suffisent plus d’espérer que l’un de leurs parents soit atteint du diabète mais devraient encore et hélas observer une consommation « au strict minimum » des aliments riches en sucre. L’obésité est devenue en Algérie à la mode chez les hommes. Elle caricature une aisance. Alors que chez les femmes, cette maladie est génératrice d’un complexe. Présentée comme un signe de « corpulence financière » par certaines catégories d’une société algérienne en mutation de mentalité déglinguée, le surpoids ne fait plus que des contents. Il reflète une tendance de la société à privilégier les « apparences » en s’adonnant excessivement et abusivement au manger plutôt que d’observer les règles optimales de la consommation rationnelle. Un «phénomène» alimentaire du reste nouveau qu’ont tendance certains à confondre avec les signes de richesse. Cependant, les spécialistes n’hésitent pas à tirer pour la énième fois la sonnette d’alarme. Il s’agit ni plus ni moins d’une « maladie » qu’il faut prendre sérieusement en considération et qui menace la santé de l’individu. Cela même si à l’évidence, les chiffres sont, à ce propos, plus ou moins sujets à des analyses. L’OMS révèle que 53% des femmes et 36% des hommes en Algérie souffrent d’un surpoids. Toutefois, une étude du ministère algérien de la Santé fait état de 30 % de femmes algériennes seulement qui en sont touchées. Menée par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, et dont les résultats ont été rendus publics récemment, l’étude montre que 30% de femmes en Algérie sont obèses. C’est néanmoins ce qu’a indiqué le président de la Société algérienne de médecine interne (SAMI), le Pr Amar Tebaïbia, qui était interrogé en marge de la 12ème Journée de diabétologie de l’EHU d’Oran, clôturée samedi. Le Pr Tebaïbia a indiqué qu’il s’agit d’une étude sur le diabète, le surpoids et l’obésité, qui a touché 15 wilayas du pays. Cette étude qui a concerné un échantillon de 7.000 patients, montre que l’obésité touche 30% des femmes, contre 14,5% des hommes. Le surpoids, quant à lui, intrigue et touche 52% de la population. «Ces chiffres sont alarmants», a estimé ce spécialiste. Ce dernier souligne que «ce taux énorme d’obésité laisse supposer que les données sur la prévalence du diabète vont augmenter». Dans ce contexte, la même source a fait savoir que les statistiques de l’année 2018 font état de 14,4% de la population atteinte de diabète. En 2003, ce taux ne dépassait pas les 7%, ce qui indique que la maladie gagne du terrain dans la société algérienne, à cause d’un ensemble de facteurs dont la sédentarité et le manque d’exercices, une alimentation riche en sucre, en plus du tabagisme, a-t-il expliqué. Des programmes de sensibilisation pour lutter contre le tabagisme et la malnutrition et encourager l’exercice physique devraient être la première démarche à suivre par les autorités pour baisser le taux du diabète et repousser l’âge d’atteinte par cette maladie dont les complications peuvent être lourdes et parfois fatales, a-t-on estimé. La 12ème Journée de diabétologie de l’EHU d’Oran qui s’est tenue du 7 au 9 février en cours, a réuni des spécialistes de différentes régions du pays et de l’étranger (500 participants). Cette rencontre est organisée sous l’égide de la Société francophone du diabète, avec la participation de conférenciers du Maroc, de Tunisie, du Mali, de Mauritanie, du Burkina Faso, du Sénégal, de Côte d’Ivoire, de France, de Belgique, Guinée et des Etats-Unis. Plusieurs thématiques liées au diabète ont été débattues au cours des trois jours de la rencontre telles que «la place de l’insuline dans le traitement du diabète de type 2″, «le démembrement des diabètes de l’adulte», «le choix des antidiabétiques pour traiter le diabète de type 2» et «l’individualisation de la prise en charge du DT2 mythe ou réalité».

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