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Point de Vue: PPR: cela vient d’où

PPR ou en forme longue : peste des petites ruminants. Cette épidémie qui s’est abattue brusquement sur notre cheptel ovin et dont les tenants et aboutissants demeurent toujours sans bons éclaircissements quant à son origine et le nombre exact des pertes subies. Les responsables concernés directement par ce carnage, se limitent par les moyens des médias lourds et la presse écrite, à nous annoncer le nombre des doses importées afin de sauver ce qui a survécu à une hécatombe, ayant frappé la production ovine de plein fouet. Nous aurions aimé par la même occasion entendre des explications concernant les origines, les causes et les vecteurs ayant drainé cette peste. Pour le moment, la piste africaine reste la plus désignée du doigt. Parait-il que dans quelques pays du Sahel l’on avait assisté à deux fois plus, par rapport à ce qui s’est passé chez nous. En plus, c’est de notre droit de savoir pourquoi les millions de doses de vaccins n’ont pu parvenir sur les lieux du massacre, qu’après avoir enregistré la perte des centaines de têtes. Dire autrement : Pourquoi il n’y a pas eu un travail de prévention sérieux à ce titre. L’élevage d’une manière général est un segment important du secteur agricole et ce dernier est un pilier colossal dans l’enjeu économique national… donc, toute perte ira se répercuter sur le rendement économique du pays.. De telles situations affligeantes pourraient, sans nul doute, dégénérer sur une hausse insupportable des prix du mouton et sur le marché de la viande. Et, comme à l’accoutumée, nous allons être obligés à avoir recours à l’importation afin d’amortir le choc des pertes enregistrées dans le cheptel national. L’importation engendrera impérativement un déboursement supplémentaire en devises. Nous avons abordé ce sujet, avec cette manière un peu brutale, c’est juste pour exiger des responsables concernés plus de données et plus d’éclaircissements. Il y a des zones d’ombre dans cette affaire, ayant besoin d’être mises au grand jour. Allons- nous apprendre de ces expériences au prix trop fort où nous laissons chaque fois des plumes ? Nous sommes obligés à chaque round de faire recours à l’importation des vaccins incontournables en vue de sauver notre patrimoine ruminant. Aurait-on pensé à fabriquer localement les vaccins, afin que nous puissions avoir notre anti-dote à la portée de main et éviter d’attendre plus longtemps, que d’autres pays nous l’envoie à dos de chameau ? Aurait-on pensé à calfeutrer les frontières afin d’empêcher à l’avenir que des épidémies puissent s’infiltrer silencieusement chez nous?
alkaderdz62@yahoo.fr

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