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Pôle & Mic: Le mal de la corruption

La corruption en Algérie n’a pas seulement discrédité que la politique, mais elle hante les esprits. Elle a même discrédité des institutions de l’Etat. Déjà, on communique mal lorsque la presse rapporte des scandales financiers et autres. Aujourd’hui, la corruption inquiète les politiques de peur qu’elle finisse par fragiliser l’Etat. Aujourd’hui, une lutte implacable contre la corruption s’impose plus que jamais. Un nouveau projet de loi modifiant et complétant la loi 06-01 relatifs à la prévention et à la lutte contre la corruption a été présenté à l’APN. A l’occasion de la présentation de projet, le ministre de la justice a répliqué au sujet des classements de l’Algérie par des ONG sur la corruption où notre pays est presque toujours parmi les derniers de la classe, a indiqué: «Nous ne nous soucions guère de ce qu’on rapporte par ci et par là quant au classement de l’Algérie dans les rapports de certaines ONG. Nous nous intéressons uniquement à l’évaluation onusienne». L’un ne devrait pas éliminer l’autre où il aurait dû se pencher sur ce que disent les ONG pour nous améliorer et renforcer la lutte contre la corruption. Il n’y a pas de honte à prendre en compte ce que disent les ONG sachant que la corruption est «mondiale». Dans le discours officiel, la lutte contre la corruption revient souvent en insistant à dire qu’elle devra concerner tout le monde, mais sur le terrain il y a des «failles». Déjà, nos juges ne s’autosaisissent que rarement lorsque la presse fait éclater un scandale. Souvent lorsqu’il y a scandale, on nous annonce des commissions d’enquêtes, mais on ne nous communique jamais les résultats d’enquêtes. Le FISC ne dispose pas de moyens pour débusquer les mauvais payeurs. Le manque de transparence dans le marché financier a fait que l’on se doute de tout.

À propos B. Nadir

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