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Pôle & Mic: Le temps du contrôle !

Le sport est malade. Il est malade de ses dirigeants. Le football est la parfaite illustration de la gabegie et de la mauvaise gestion, pour ne pas dire de la corruption et de la dilapidation. Chez nos dirigeants, le sport est synonyme de football, car il draine des foules et peut-être la cause des émeutes ou une source d’insécurité. C’est le secteur qui « bouffe » presque tout l’argent des subventions octroyées par l’Etat. Nos clubs « jouent » avec des milliards au moment où le « takachouf » étouffe d’autres secteurs comme celui de la culture.

Pire, souvent le pouvoir politique intervient pour « octroyer » de l’argent à des clubs de football en difficulté alors que nous sommes à l’ère du professionnalisme, et donc l’intervention de l’Etat est strictement « interdite ». Déjà, nos clubs de l’élite ne veulent et ne voudraient pas le statut de « professionnalisme ». Ils veulent rester sous la coupe de l’Etat.

Des présidents ont pris en otage nos clubs et cela à tous les niveaux. La Fédération se consacre aux équipes nationales et oublient les « petits » clubs amateurs. Pire, même dans les divisions inférieures, on se comporte comme ceux de l’élite où l’argent coule à flot grâce aux dons et subventions de l’Etat. Jamais et au grand jamais, les DJS n’ont osé imposé un contrôle rigoureux des finances des clubs et cela aussi à tous les niveaux. L’Etat a donné tant d’argent et de moyens aux clubs de l’élite pour la construction d’académie pour former des jeunes talents, mais aucun club de l’élite n’a construit ne serait-ce qu’un « mur » malgré les aides de l’Etat. L’Etat semble incapable d’imposer ses lois à causes des politiques qui ont peur de la colère des supporters. On avait des walis qui ont promis des « primes » et de l’argent aux joueurs de football s’ils gagnent et se ressaisissent. Mais de quel droit, le wali leur octroie de l’argent ? Jamais un wali ou un autre haut responsable n’est venu en aide aux disciplines dites « mineures ». Pire, aux jeux olympiques, nos responsables réclament des titres… Le « takachouf » commence par le contrôle des aides et des subventions aux clubs de football même si l’Etat décide de les accompagner financièrement pour un certain temps afin de les préparer à leur « indépendance » économique.

À propos B. Nadir

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