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Pôle & Mic: Les maux de la Harga!

Les officiels algériens semblent être «perdus» dans cette affaire de Harga, un phénomène qui prend de plus en plus de l’ampleur malgré les mesures draconiennes déjà prises. Les chiffres évoqués par le ministre de l’intérieur ne sont que la face « apparente » de l’iceberg. Les chiffres sont alarmants à plus d’un titre. Qu’en serait-il si l’Etat ne surveillait pas les côtes? les déclarations du ministre de l’intérieur sur les raisons poussant les jeunes à faire face à la mort en haute mer ont largement été interprétées et condamnées allant jusqu’à obliger le ministre de réagir en indiquant que ses propos auraient été «déformés» de leur contexte. Mais dans tout ce qui a été dit, les officiels continuent de traiter le phénomène sur le plan matériel en oubliant l’individu. Or, les échecs consommés depuis notre indépendance sont tous liés à la marginalisation de l’individu. Le ministre de l’intérieur ou tous les autres responsables auraient dû demander une et/ou des expertises sur les Haraga ou la harga sur un plan purement culturel et psychologique. Déjà, chez nous, on continue de «fermer» les yeux sur la prise en charge psychologique des rescapés et des familles des haraga disparus. Les familles des haraga n’ayant plus donné signe de vie vivent dans l’angoisse et l’amertume tant qu’elles n’ont pas fait leur deuil. Les mères de ces disparus frôlent la folie. Il faut que l’Etat les prennent en charge et de leur montrer que l’Etat est avec elles. Déjà, la prise en charge de nos clandestins en Occident conduits de «force» chez nous est plus que nécessaire. Ces personnes, qui ont passé plus de dix ans en Allemagne ou dans un autre pays de l’Occident, pourrait être des candidats au suicide ou à la violence. On aurait dû demander à l’Allemagne, la France, l’Espagne, l’Italie ou l’UE de nous aider dans ce sens de la prise en charge psychologique de former le personnel algérien pour la réintégration de ces clandestins dans la vie «réelle». Si l’on avait pris en charge nos haraga qui ont été interceptés par les services espagnols et italiens, ils n’auraient jamais retenté la harga. Mais avant tout, il faut se demander pourquoi des jeunes et moins jeunes, des ados, des femmes, et des jeunes femmes et des vieux voudraient quitter, à tout prix, le pays?

À propos B. Nadir

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