Accueil » Oran » «Ratio culturel» et budgets plutôt chétifs en 2019: Cherche sponsors désespérément !

«Ratio culturel» et budgets plutôt chétifs en 2019: Cherche sponsors désespérément !

Quel est le «ratio culturel» prévu dans les budgets des communes et des associations en 2019? Trop tôt d’y répondre, tant les activités culturelles se comptent sur le bout des doigts depuis voilà plusieurs mois, ont indiqué, lundi, des sources proches du dossier. A titre illustratif, la commune d’Oran dont le budget prévisionnel 2019 (plus de 500 milliards) consacre déjà un effort financier jugé impressionnant afin de préserver les salaires des travailleurs (une masse salariale de l’ordre de 80%), est au bout du souffle. Qu’en est-il de la part réservée aux activités culturelles? Des sources de cette commune confortent l’hypothèse de rétrécissement progressif des dépenses culturelles en disant qu’elles sont aujourd’hui «en dessous des espérances» et ce, «faute de cagnotte conséquente, estiment-elles. Le Conservatoire régional de musique «Ahmed Wahbi» n’a pas connu d’animation culturelle depuis un certain temps, déjà à cause du manque de ressources nécessaires, estime-t-on. La bibliothèque communale d’Oran, des crèches et certaines salles de cinéma sont mal au point parce qu’elles n’arrivent pas à créer l’animation, exceptée peut-être durant la trêve scolaire. Par contre, le livre qui suscite un certain engouement des bailleurs de fonds, marche plutôt bien et a sa cote chez les lecteurs. Des représentants d’associations ont estimé dernièrement «être dans une impasse financière», à cause du manque de subventions. Hormis les fêtes et les rendez-vous festifs des fêtes, journées nationales ou religieuses (8 Mars, Mawlid enabaoui, Aïd El Fitr etc), les activités culturelles manquent cruellement et souffrent de manque d’inspiration à cause des budgets et des subventions qui suffisent à peine aux fonctionnements plutôt qu‘aux animations artistiques et culturelles. Dans certaines communes pauvres, la seule animation qui s’y déroule durant l’année, est d’ordre social (l’exemple du couffin du Ramadhan). Quand on réalise que ces communes dont les budgets suffisent à peine pour couvrir les dépenses basiques en charges (eau, électricité et gaz, etc) outre les salaires, on comprend aisément la problématique à laquelle ces dernières sont confrontées depuis des années parce qu’elles sont en butte de créer la richesse. Cette règle de l’austérité budgétaire ne semble pas épargner les associations qui sont contraintes d’aller, ailleurs, chercher d’éventuels bailleurs de fonds et des sponsors pour pouvoir animer. Peut-on alors parler de «ratio culturel»?

À propos B.Habib

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*