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Dialogue avec le partenaire social pour traiter tous les dossiers en suspens: Course contre la montre

Statut particulier du personnel de l’éducation, œuvres sociales, dysfonctionnements… autant de points sur lesquels devront se focaliser les prochains contacts entre la tutelle et les syndicats. Mais à une condition: il ne faut pas que ces problèmes posés soient traités à la hâte et avec précipitation. Le chemin vers le traitement n’est certes pas long. Les syndicats eux veulent une accélération du règlement des problèmes en ce début de 2019. Il est certain que la ministre de l’Education veut engager un vrai dialogue avec le partenaire social. Le ministère joue l’efficacité. Il a, d’emblée, décidé de changer sa «stratégie» du dialogue et du débat autour du statut particulier pour éviter le scénario des années 2014 et 2015. L’autre raison est que la ministre de l’Education nationale préconise de traiter les problèmes «minutieusement». Celui du statut particulier, à titre d’exemple, avance bien. Celui des œuvres sociales est toujours à la loupe. La ministre suggère de «revoir ce dossier». Cependant, elle écarte «toute responsabilité du ministère » dans le retard qu’il accuse. En d’autres termes, le ton de la ministre a changé. Pour elle, il ne s’agit pas seulement de satisfaire les revendications mais de poser les vrais problèmes et de les traiter «minutieusement». «Tous les dossiers en suspens », sans distinction aucune, seront traités par le ministère de l’Education avec le partenaire social. C’est quasi certain que la tutelle est en train d’amorcer une course contre la montre pour régler les revendications posées par les syndicats du secteur. C’est néanmoins ce qu’on peut analyser dans le propos récents, lors de sa dernière sortie, de la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit. La ministre a en effet réitéré dimanche son engagement à relancer un dialogue franc et serein avec le partenaire social avec en ligne de mire, un seul et unique objectif à savoir le traitement de « tous les dossiers en suspens », figurant dans la plateforme de revendications soulevées par le collectif des syndicats du secteur. La ministre de l’Education qui intervenait sur les ondes de la radio nationale, a indiqué que « les revendications des syndicats portent essentiellement sur le traitement des dysfonctionnements contenus dans le statut particulier, ainsi que sur le dossier des oeuvres sociales ». Elle ajoutera dans ce registre que le débat autour du statut particulier du personnel du secteur de l’Education avait atteint « sa phase finale ». La ministre dit qu’il faut plutôt éviter de « se précipiter » dans le traitement des dysfonctionnements du statut particulier des travailleurs de l’Education. Pour cela, elle souligne que la Commission chargée dudit statut travaille sans relâche. Ce travail se fait en « coordination avec la direction générale de la Fonction Publique pour l’application du décret promulgué en 2014 », ajoute-t-elle. Abondant dans le même sens, elle a affirmé : « Le ministère de l’Education nationale a modifié sa stratégie de dialogue et de débat avec le partenaire social ». La ministre a précisé qu' »au lieu de satisfaire les revendications comme ce fut le cas en 2014 et 2015, la tutelle s’attelle à examiner, minutieusement, les problèmes posés par les représentants des syndicats ». Concernant les oeuvres sociales, la ministre a fait savoir que « le retard accusé dans le traitement de ce dossier ne relève pas de la responsabilité du ministère ». Elle a réaffirmé que le débat « demeure ouvert ». « Il faut, néanmoins, revoir ce dossier », a-t-elle observé. Pour rappel, le ministère de l’Education nationale avait entamé, mercredi dernier, une série de rencontres avec les partenaires sociaux pour traiter les dossiers soulevés, au moment où le Collectif des syndicats autonomes du secteur de l’Education avait appelé à une grève, le 21 janvier, suivie de plusieurs sit-in devant les directions de l’éducation à travers tout le territoire national pour la satisfaction des revendications socioprofessionnelles. La ministre de l’Education nationale avait exprimé, jeudi dernier, sa « disponibilité à prendre en charge les revendications à caractère pédagogique », précisant que les revendications relatives au pouvoir d’achat et à la loi sur la retraite « ne relève pas des prérogatives du ministère de l’Education ».

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