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Point de Vue: Encore une grève chez Benghabrit

Dans notre édition du 10 janvier passé, nous avons évoqué les intentions belliqueuses des syndicalistes de l’Education nationale de rouvrir le dossier des « hostilités » avec la tutelle. Maintenant, nous sommes à une semaine de la date butoir décidé par l’intersyndicale du secteur de l’éducation nationale pour déclencher une grève. Nous ne sommes pas à vrai dire, pour ou contre cette initiative, tant qu’elle est légale et conforme aux lois et aux règlements, prévus par la Constitution. Nous ne sommes, non plus, contre les réactions possibles de la tutelle qui représente les intérêts de l’administration et du gouvernement qui a apparemment sa propre logique de percevoir les choses.
Nous sommes là pour exprimer nos préoccupations, quant au sort des enfants scolarisés dans ce labyrinthe. Ils seront, sûrement, le combustible qui alimentera cette machine conflictuelle entre Mme Benghabrit et ses rebelles syndicalistes.
Comme, à l’accoutumée, les élèves à différents paliers, seront pris en otage, par les uns comme par les autres, afin de défendre ses intérêts et réclamer ses droits. Le hic, c’est qu’il n’y a pas que Benghabrit et ses « têtes chaudes » de syndicalistes sur la scène. Il y a d’autres « forces » pouvant bien jouer le rôle d’arbitre ou bien de conciliateur de « bons offices » en vue rapprocher les points de vue de chacune des parties en conflit. Le problème, c’est que tout le monde va devenir un spectateur, à l’instar de ce qui c’est passé au cours des décevantes expériences passées, regardant un « match », alors, que les enfants ratent leurs cours. Si, ces cadres, ces enseignants ou ces travailleurs du secteur, ont été injustement lésés dans leurs droits, c’est de leur droit de les réclamer et c’est du devoir de la tutelle de répondre à leurs attentes, ainsi que c’est de la mission du gouvernement de se pencher sur cela. Et si en revanche, ils sont en train de rouspéter des droits qui ne sont pas les leurs, il faudrait donc le prouver et les condamner – condamnation pénale et morale- par un organe judiciaire indépendant et impartial. Il y a, paraît-il, beaucoup de zones d’ombre dans ce conflit récurrent, truffé de non-dits. Il n’est pas logique que l’on reste des années à trimbaler, sans arriver à un consensus aux sujets de quelques droits socioprofessionnels. Il y a sûrement du politique là-dedans. Des conflits d’autres genres, préférant se cacher derrière les machins de syndicats. Pas mal de gens parlent d’un gros ‘magot’ de plusieurs milliards de DA, dont la ministre ne voulait pas lever la main.

À propos A. BenAbdellah

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