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Point de Vue: Benghabrit- Syndicats La trêve rompue

Voilà donc, le 21 janvier prochain, l’intersyndicale du secteur de l’enseignement entrera dans une grève éphémère pour une seule journée. A vrai dire, une grève d’une seule journée serait plutôt un avertissement à l’attention de la tutelle. Et si, paraît–il, le département de Benghabrit faisait semblant de ne pas comprendre le contenu du message du 21, peut-être qu’ils passeront aux choses sérieuses. Les rouspéteurs penseraient qu’ils ont donné une « longue » chance à la tutelle, qui s’est étalée tout au long du premier trimestre qui vient de s’achever, afin de répondre aux attentes du partenaire social. Pour nous, les observateurs de ce « duel » permanent entre Benghabrit et ses syndicalistes, ça y est, tout s’est terminé – Dieu soit loué -dans un climat d’entente parfaite. Le partage aurait été fait à l’amiable et tout le monde aurait repris son poste. Enfin, une année scolaire sans grève, sans hache de guerre déterrée et de toute évidence sans tourments pour nos enfants scolarisés. Mais il s’est avéré enfin, qu’il ne s’agissait que d’un calme qui devait précéder une ravageuse tempête.
Si tu poses la question à chacun des deux belligérants sur « qui est le fautif », dans ce conflit éternel ? Chaque partie va essayer de te convaincre, preuves à l’appui – preuves subjectives bien sûr – que c’est son adversaire qui est en train de chercher la petite bête. Justement, il n’y a pas une tierce partie plus objective, voire plus impartiale qui saurait trancher équitablement dans cette affaire, afin de délimiter les fautes et les parts de responsabilité de tout un chacun. Lorsque les grèves sont déclenchées, tout se met à l’abri. Parfois, les grèves sont étalées sur une semaine, voire dix jours au plus. Ni les gens du Parlement, ni ceux des zaouïas ne pensent à se porter volontairement aux secours des enfants scolarisés, qui sont apparemment les combustibles de ces conflits d’intérêts. Chaque partie avait décidé de bien se retrancher dans ses positions, afin de protéger son fief et ses intérêts. Nous : nous avons décidé d’épouser la cause de nos enfants scolarisés. Dans le but de leur éducation et leur instruction, tout cet arsenal qui est le ministère de l’Education a été mis sur pied.. Un ministère absorbant annuellement la plus grosse part budgétaire du trésor public, après celle de la défense nationale. Tous ces efforts consentis, afin d’améliorer une Ecole algérienne en perte de vitesse. Une Ecole, qui se cherche encore, dans les ténèbres du passé et dans la brume de l’avenir.
alkaderdz62@yahoo.fr

À propos A. BenAbdellah

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