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Régions frontalières: Bedoui dresse le bilan

Tout compte fait, ces régions frontalières qui ne disjoignent pas certainement des régions du Nord, du Sud, de l’Ouest et de l’Est, auront leur mot à dire dans le cadre du développement local durable. Il s’agit en outre d’accorder la « priorité totale aux régions frontalières » en termes de poursuite du programme de mise à niveau dans le pays. C’est dire qu’elles bénéficieront autant que les autres régions d’un programme supplémentaire de mise à niveau. Il devient évident que pour pouvoir développer les régions frontalières, il faudra aux sociétés civiles et aux citoyens concernés d’exposer leurs problèmes. Le ministre de l’Intérieur qui s’exprimait lors d’une rencontre avec les représentants de la société civile locale, au terme de sa visite de travail dans la wilaya, a mis en exergue le rôle auquel seront appelées à jouer les régions frontalières. Le ministre a indiqué que ces dernières se verront accorder un programme supplémentaire de mise à niveau, dans le cadre des programmes arrêtés, avec l’implication des différents fonds et l’accompagnement des communes leur permettant de mener les missions économiques nécessaires pour développer la bande frontalière. « Le gouvernement poursuivra le soutien, les efforts et la mise en œuvre des décisions sur le terrain », a lancé M. Bedoui. Le ministre a souligné que « la stratégie prônée par le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, est claire et focalise, a-t-il précisé, sur la poursuite du développement, l’amélioration des conditions de vie du citoyen en accordant toute l’importance voulue aux régions du Sud, des hauts plateaux et l’octroi de la priorité totale aux régions frontalières. « Les populations des régions du Sud du pays aspirent à plus de décentralisation dans la gestion, chose qui a été atteinte à travers la création de nouvelles wilayas déléguées et l’extension des prérogatives des walis délégués, pour prendre en charge leurs attentes », a-t-il souligné. Bedoui a mis en avant l’importance stratégique que revêt la wilaya de Tamanrasset. Cette wilaya, dit-il, constitue « dans la profondeur de l’Algérie, une fenêtre sur l’Afrique ». Ce n’est d’ailleurs pas sans raison que l’Algérie a décidé récemment de densifier ses exportations vers le continent noir pour s’ouvrir davantage au marché africain. Pour cela, elle a mis en place des « ponts économiques routiers » comme celui menant à la Mauritanie, pour acheminer des produits fabriqués localement. Seulement voilà, pour espérer à cette relance de l’économie et du commerce au niveau des régions frontalières, il va falloir que celles-ci se mettent au diapason du développement et disposent de tous les atouts (routes, réseaux, infrastructures de base etc…). « Des instructions ont été données pour alimenter toutes les régions de la wilaya de Tamanrasset en gaz naturel », a-t-il encore révélé, appelant à œuvrer à « la préservation de la stabilité et des acquis réalisés ». Et d’ajouter : « Nous œuvrerons à réunir les conditions adéquates pour assurer le logement, l’emploi et la promotion de la ressource humaine dans la région, et il sera procédé au rattrapage des défaillances de sorte à garantir un développement de proximité ». « Le centre universitaire sera un jour inéluctablement promu au rang d’Université et le développement auquel nous aspirons, conduira inévitablement à un nouveau découpage administratif », a assuré le ministre, en réponse à des doléances de la population locale. Le ministre de l’Intérieur déplore le fait que les citoyens continuent de se déplacer trop loin vers les chefs-lieux de wilaya mère pour vaquer à leurs besoins et puis sont déçus par l’éloignement et les lenteurs administratives. « Cela réduit l’effort de l’Etat qui veut décentraliser différends services », a-t-il martelé devant les responsables et les notables de la wilaya de Tamanrasset, étape de sa visite vers le sud du pays. De son côté, le ministre des Travaux Publics et des Transports, Abdelghani Zaâlane, a indiqué que « l’Etat accorde une grande importance à cette wilaya frontalière, se traduisant par la mobilisation d’enveloppes financières colossales consistant en l’octroi, durant la dernière décennie, d’un volume d’investissement de 103 milliards de DA pour la réalisation de routes et l’ouverture d’accès ». Une plateforme de préoccupations a été exposée par les représentants de la société civile. Ses points se focalisent autour notamment de l’encadrement des structures sportives et le soutien des clubs sportifs de la région, la titularisation des travailleurs au titre des dispositifs d’insertion professionnelle dans les communes, ainsi que la création d’un institut d’agronomie au centre universitaire de Tamanrasset pour répondre aux besoins des activités agricoles dans la région. La promotion du Centre universitaire au rang d’université, le renforcement de l’équipement des polycliniques de proximité, le subventionnement des billets de transport aérien vers les wilayas du Nord du pays, la réhabilitation de la RN-1 et la création d’un institut de formation paramédicale, sont d’autres doléances exprimées par la population locale. Accompagné d’une délégation comprenant les ministres des Travaux Publics et des Transports et du Commerce, Abdelghani Zaâlane et Said Djellab respectivement et de l’Inspecteur général du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Omar Bouredjouane, M. Nouredine Bedoui a effectué une visite de travail de trois jours l’ayant conduit successivement à la collectivité frontalière de Tin-Zaouatine et aux circonscriptions administratives d’In-Guezzam et In-Salah puis au chef-lieu de la wilaya. Il a inspecté, lancé et inauguré divers projets et installations socioéconomiques relevant de divers secteurs d’activité.

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