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Pôle & Mic: Stand-by!

A quelques mois seulement des présidentielles et à quelques jours de la convocation du corps électoral, la classe politique est à l’arrêt, un arrêt technique. La classe politique n’arrive pas à insuffler un nouveau sang à la vie politique. Les partis et personnalités politiques n’osent pas prendre des actions pour lancer une dynamique de changement. Si les partis alliés du pouvoir semblent attendre un « signal d’en haut pour animer la scène par leur soutien habituel ne dépassant pas le rituel discours, l’opposition se confirme dans un silence total en attendant une « nouvelle » ou une « décision » pour commenter l’événement et reparler du changement et du départ du système. Mais l’opposition, déjà laminée, n’a pas les moyens de faire avancer les choses à cause de l’inertie politique. On a remarqué que dès qu’un parti ou personnalité politique ose dire des vérités pour réclamer de la transparence ou faire une critique au pouvoir, ils sont très vite attaqués et démolis. L’opposition n’a pas de relais dans le monde de la presse et des médias lourds. Donc, elle ne parvient pas à se faire entendre d’autant que les espaces d’expression se font rares. Pire, les réseaux sociaux occupent le citoyen par la diffusion de nouvelles très commentées. Le citoyen se sent légers sur les réseaux sociaux pour dire ce qu’il pense mais en versant toute sa colère tant sur le pouvoir et l’opposition en les mettant dans le même sac, au grand dam du pouvoir. Les réseaux sociaux génèrent du négativisme et « tuent » l’activité purement partisane et d’échanges d’idées. Du coup, ceux qui veulent proposer de nouvelles idées, ne sont pas «suivis» sur les réseaux sociaux. Dans la toile bleue, l’usager veut de la «critique» et des scandales sans chercher à analyser. Souvent, les réseaux sont « intoxiqués» par de fausses nouvelles de scandales. Les réseaux sociaux ont certes libérés l’expression du citoyen en s’impliquant par le commentaire, ils ont aussi cassé la dynamique de «penser» et de «réfléchir» sur l’origine de la crise.

À propos B. Nadir

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