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Colloque international sur les modes opératoires de la Finance islamique au CIC à Alger: La Finance islamique est-elle Humaine?

Sous le haut patronage du haut conseil islamique, s’est tenu, hier, au CIC à Alger un colloque international sur les Modes opératoires dont la Finance islamique. Cette rencontre intervient suite à la dernière promulgation de la loi sur le conseil de crédit au mois de novembre 2018 et adopté par les deux chambres parlementaires, une option sur laquelle est revenue le premier responsable du haut conseil islamique et l’ex ministre Boualemallah Ghuellammallah. Selon Mohammed El Bachir Mohamedi de l’université de Strasbourg, il faut améliorer la qualité de la communication dans la transaction pour préserver et partant accélérer la création de capital. Il insiste surtout sur les liens et sur la qualité des contrats par le respect du cahier de charges et le contrôle étatique et le contrôle interne. Les consultants et experts doivent accompagner ce processus. Concernant les entraves qui paralysent les banques islamistes ou traditionnelles en Algérie le PR Kacemi dira à ce propos, après une longue rétrospective, depuis la création de la première banque islamique qui est la Banque Baraka dans les années 90 et sa contribution dans l’implication de ces banques dans le processus d’investissements et dans le processus du développement industriel. Ensuite viendra la naissance d’une autre Banque islamique qu’est la Banque ES-Salem poursuit l’intervenant dans cette séance de débats qui a prévalu après l’intervention du premier responsable du haut conseil islamique. Il poursuit sa communication par affirmer que ce système ou mode de financement islamique serait bénéfique pour les musulmans puisque, il tend à prendre en considération les préoccupations d’autrui grâce à la persévérance dans le travail dans un cadre religieux axé sur les bonnes relations humaines par interdire la « riba » qui est à la fois illicite et bannie dans l’islam. Il conclut par instruire sur les conditions de protection et de promotion du contrôle externe qui doit être rigoureux et axé sur la chariaa. A son tour l’expert DR Mohamed Boudjellal dira à propos de la Finance islamique les normes et la Gouvernance et sur une note d’optimisme que la Finance islamique se porte bien en Algérie et que par conséquent les banques nationales, et depuis la mise à la formation de son potentiel humain, a enregistré de grandes performances par se référer au modèle indien qui selon lui, a fait plus de 260.000 citoyens victimes qui se sont suicidés par endettement car, poursuit-il, la finance islamique est humaine et solidaire. L’orateur et de par son palmarès et exploit après la présentation de la 1ere thèse islamique au monde en Angleterre, situe les champs d’intervention de la Banque islamique en Algérie grâce à la finance indirecte,directe,et enfin du mode opératoire. Enfin le DR Nacer Haider ex DG de la Banque Baraka et actuel DG de la Banque Es-Salem et enseignant de l’université Paris Dauphine, fera savoir devant les présents que les transactions doivent être basées sur la réciprocité concernant les Finances soumises à une instance légale. Les produits de la banque islamique sont-ils des produits innovants, se sont interrogés les experts présents lors de la séance débats qui ont prévalu cette première journée? A l’évidence, les moyens de paiement varient pour une industrie innovante et ne peut contribuer à la faillite, cela suppose que le système islamique a remédié le problème principal qui est la dichotomie en l’absence de solution parce que la finance islamique vient à la rescousse des causes, des crises financières récurrentes. Donc le non respect de la chariaa conduit implicitement, selon le modérateur de ce premier atelier, le Dr Boudjellal, à la faillite et le déficit du BIP par prendre comme illustration la révolte des gilets jaunes sur le pouvoir d’achat en France car, selon ses propos, on parle de financement humanitaire, en référence la finance islamique, concluent les intervenants lors de cette séance débats.

À propos Nadira FOUDAD

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