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On parle de baisse des accidents de la route: 3.100 morts en 2018!!!

Les nouveaux chiffres peuvent en effet plaider en faveur d’une certaine placidité sur nos routes. Près de 3.100 personnes ont trouvé la mort sur les routes du pays durant les 11 mois de l’année 2018. Ce qui donne une baisse de 8,33% par rapport à la même période de l’année d’avant, a fait savoir dimanche à Oran, le directeur du Centre national de prévention et de sécurité routière (CNPSR), Ahmed Nait El Hocine. Indéniablement, c’est une année la «moins meurtrière» depuis des décennies, révèle ainsi le Centre national de sécurité routière. Une année autrement dit qui s’est achevée avec une accalmie sur les routes. « L’année 2018 a été l’année la «moins meurtrière» sur les routes du pays depuis plus de deux décennies, avec une baisse de 8,33% par rapport à 2017 », a déclaré, à la presse, M. Nait El Hocine en marge du lancement, depuis le Centre des Conventions d’Oran, d’une campagne de sensibilisation sur la sécurité routière, organisée avec Sonatrach sous le titre « tous concernés, agissons ensemble ». Au fait, cela fait plusieurs années que les bilans annuels des accidents ne sont pas descendus à un tel niveau (3.100 morts). Pour cela, les pouvoirs publics ont tendance à multiplier les campagnes de sensibilisation. C’est une manière de densifier l’action préventive reconnue par les professionnels comme étant une arme «redoutable» la mieux appropriée pour venir à bout du fléau et de ses corollaires. Une Caravane de sensibilisation nationale qui est en cours n’en finit pas de sillonner wilayas, communes et agglomérations. Elle a privilégié la sensibilisation et la prévention routière. Les chiffres sont certes relativement cléments par rapport aux dernières années où on atteignait parfois la barre des 4.000 morts mais ils ont, tout de même, la force de mettre en filigrane la lancinante problématique de la prévention et des moyens plus efficaces à mettre en œuvre pour diminuer l’ampleur du phénomène qui n’épargne aucune couche sociale sans distinction d’âge, de sexe ou de statut. Un phénomène du reste qui, non seulement, tue mais met en incapacité physique le restant de leur vie, les victimes qui en sortent indemnes. De janvier à novembre de l’année écoulée, 3.091 personnes ont perdu la vie et 30.561 autres ont été blessées dans 21.568 accidents de circulation. A comparer avec l’année d’auparavant (2017), le Centre national de prévention et de sécurité routière parle de baisse des accidents de l’ordre de 8,33%. A noter que durant la même période de l’année 2017, 3.372 morts et 34.133 blessés ont été enregistrés dans 23.532 accidents de la route. Ces chiffres démontrent une baisse de 8.33% du nombre de décès, de 10.46% du nombre des blessés, et 8.35% du nombre d’accidents sur les routes par rapport à la même période de 2017. Cette baisse témoigne, selon le même responsable, de l’intense travail de sensibilisation entrepris par le CNPSR, en collaboration avec la société civile, mais aussi du contrôle très rigoureux entrepris par les services de la sûreté et de la Gendarmerie nationales pour faire baisser le nombre des victimes de la route. Pour lui, il faudrait investir dans le sens de la modification des comportements des conducteurs à travers de la sensibilisation pour mettre un terme aux drames de la route qui endeuillent des familles entières. De son côté, le responsable de la direction Hygiène, sécurité et environnement (HSE) de la Sonatrach, Boumediene Abderrahmane, a précisé que ce genre d’actions est très important dans la mesure où les conséquences de ces accidents sur le personnel routier, chauffeurs, conducteurs et même ingénieurs, sont « très graves ». « Depuis 2017, nous n’avons enregistré qu’un seul décès de l’un de notre personnel routier suite à un accident de la route. Toutefois, plusieurs chauffeurs et conducteurs professionnels, victimes d’accidents, ont vécu des situations d’incapacité de travail et même d’handicap. C’est ce que nous voulons éviter à tout prix », a-t-il mis en exergue. La campagne de cinq jours fait partie d’une caravane de sensibilisation, entamée le 27 novembre à Hassi Messaoud, qui prendra fin le 3 févier prochain à Alger. Elle s’inscrit dans le cadre d’une convention de partenariat, signée en 2017, entre Sonatrach et le CNPSR, a rappelé M.Boumediene. « Nous avons déjà fait escale aux pôles de Hassi Messaoud, Ain Aménas et Hassi R’mel. Nous sommes aujourd’hui à Oran, avant de nous rendre à Skikda pour achever notre boucle à Alger, au début du mois de février », précise-t-il. Lors des deux journées de sensibilisation consacrées au Pôle d’Arzew, plus de 300 agents, entre chauffeurs et conducteurs, seront formés en conduite défensive et au permis à points. Plusieurs manifestations sont préconisées dont des simulations de conduites à l’aide de simulateurs et des casques 3D, et aussi des circuits pédagogiques (karting) pour enfants. Par ailleurs, un travail de sensibilisation de proximité sera mené, trois jours durant, dans plusieurs écoles de la wilaya d’Oran pour sensibiliser les écoliers sur les dangers de la route.

À propos B.Habib

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