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Saida – terrible ville où tout se sait, rien ne se cache: Bien faire et laisser dire

Ce titre peut paraître provocateur, prêtant à équivoque mais ici, il n’est point question de séparatisme. L’explication est simple. Saïda a le mal de ses enfants. «Le terreau de prédilection des médiocres où ceux-ci croissent tels des germes pathologiques dans une plaie purulente est connu, est sur le Facebook», nous confient plusieurs accros de l’internet. Ces personnes qui se reconnaissent à Saida plongent depuis l’arrivée de cet outil de l’information dans la plus sombre des schizophrénies. Si bien que n’importe qui peut s’improviser journaliste ou reporter et brandir son clic crachant des mensonges et autres rumeurs pour tirer sur untel et défendre Untel. Ces gens-là se faisant les champions de balivernes à travers leurs textos qui paraissent dans Facebook pour se proclamer pour la défense de la grande cause locale. Ces gens-là s’érigent en grands purificateurs, redresseurs de torts, protecteurs farouches de Saida et gardiens émérites des opportunistes élevés aux hormones de la magouille. Ils poussent le plumitif aux déclarations écrites, se lançant dans une « bataille » contre tout ce qui bouge lorsqu’il s’agit d’un responsable qui ne les aurait pas avantagés. Ces gens-là qui passent leurs temps devant leurs micros ou manipulant à longueur de journée leurs portables, poussent l’outrecuidance jusqu’à menacer le responsable d’écrire sur lui s’il refuse de les recevoir. Un homme jaloux de sa ville émet des critiques constructives… et quand on veut jouer aux objecteurs de conscience, il faut être soi-même irréprochable car critiquer les taches de noirceur quand on est induit de suie est un jeu dangereux qu’un sage évite et l’habit ne fait pas le moine, comme le pensent les hommes sages mais il n’en reste pas beaucoup dans cette ville qui ne cesse de s’enfoncer dans le chaos et la folie généralisée. Quoi qu’on dise, Saida s’en sort tant bien que mal. Comme dans toutes les autres villes du pays, elle a ses ripoux, ses affairistes, ses voleurs et ses pilleurs mais elle possède en son sein, bien sûr, des hommes digne de confiance, des personnes loyales, intègres qui se sont escrimées à rester propres. Elles ne sont pas très nombreuses, certes, mais elles existent. Parlons maintenant de cette rue qui reste, incontestablement, la plus redoutable agence de renseignements. Le téléphone arabe va bon train au point que de nombreux citoyens croient tout ce qu’ils entendent ou ce qu’ils lisent sur facebook. Disons qu’a Saida et probablement dans d’autres villes du pays, la rue étouffe sans la rumeur aidée en cela par les lettres anonymes qui atterrissent à profusion sur les bureaux du wali et les services de sécurité. Parfois, ces lettres sont adressées à des ministres et mettent en cause la gestion du responsable ciblé. Les services de sécurité qui sont dotés pourtant d’une technologie de pointe doivent découvrir ces corbeaux noirs d’un nouveau genre et démasquer ceux qui sont derrière de fausses informations synonymes d’actes de lâcheté. Nous sommes déjà en 2019 et nos citoyens sont toujours hantés par la folle illusion de vaincre le destin maudit. Les saidis de souche, enfin le peu qui reste, continuent toujours à penser que leurs vies sont « confisquées » mais par qui diriez-vous? Et bien par ses pseudo-saidis qui ont fait main basse sur l’Administration locale en se glissant derrière le mouvement associatif. Quel préambule à une vie faite de suicides, de mendiants et de pseudo entrepreneurs peu recommandables. A Saida, vivre vite et mourir jeune en faisant un beau cadavre devient un « Graal » et ce n’est pas demain la veille car la crise de sauvagerie dans laquelle notre coquette et radieuse ville est entrée est antagoniste et l’âme cabossée d’une ville déchirée par les luttes de clans et tribales tempêtera longtemps sur les crânes… Par la faute de qui? Evidemment, par la faute de ses vrais enfants qui trouvent un malin plaisir à « Coller » des étiquettes à ceux qui les dérangent. Comment expliquer qu’une vérité n’a rien à voir avec un mensonge et qu’un terroriste de salon est plus dangereux qu’un terroriste qui court toujours. Que dire de cet élu sorti de l’anonymat grâce à une bénédiction électorale et une fois installé sur le trône, se remarie et ensuite se dépêche d’aller chercher « protection » auprès du Taleb du coin pour, soi-disant, se préserver du mauvais oeil? Alors quel est le problème de Saida? La question reste toujours posée. On trouvera la réponse le jour ou la mauvaise mentalité sera éradiquée… Et ces nouveaux bourgeois compradores que le système a enfantés, il vaut mieux ne pas en parler. Les observateurs les mieux avertis les ont déjà jugés et jetés dans les poubelles de l’Histoire. Et pour conclure, disons qu’en l’absence d’une véritable régulation et d’une protection des données sur le Web, la prudence reste l’unique et l’ultime solution pour éviter de tomber entre des mains malveillantes ou disons tout simplement « la caravane passe et les chiens aboient ». A bon entendeur, salut !
Allez bonne année…

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