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Point de Vue: Repenser le sport algérien

Je viens à la minute même de lire sur les colonnes de notre édition du jeudi une décevante infirmation, concernant des actes de violence qui ont eu lieu dans un stade de la wilaya de Jijel, au cours d’une rencontre footballistique opposant le MCA à une équipe locale, au titre du 16ème de finale de la coupe d’Algérie. Vous allez me dire que ces choses-là se passent presque souvent dans les stades. Oui, effectivement et je n’ai pas dit le contraire. C’est un des aspects négatifs dans notre mouvement sportif. Il n’est le seul, d’ailleurs. Les aspects négatifs font légion bien qu’ils ne soient pas tous violents. Il y a, par exemple, le ‘trabendo’ du sport qui a miné, en effet, tout miné, voire tout saboté. Oui, je voudrai insinuer par-là, ces « gangs » qui ont mis la main sur le secteur de la jeunesse et des sports afin de servir leurs intérêts personnels. A l’instar des APC et des entreprises du BTP, les clubs sportifs, particulièrement ceux du football, sont devenus les principales portes d’entrée vers le paradis de la richesse. Le sport est devenu plus argent que sport. Un président de club à Oran ou à Tébessa serait égal ou supérieur à un wali. Plus le club représentait un quelconque symbole dans l’imaginaire de la population locale, plus ses chefs et ses responsables sont plus influents. Ils ont même réussi à détrôner les traditionnels et ancestraux chefs de tribu. Ce n’est pas pour rien, d’ailleurs, que tous les résultats de nos sportifs qui nous représentaient dans les compétitions régionales et internationales sont égaux ou bien inférieurs au zéro. Nous participons honteusement aux grands rendez-vous sportifs avec la pauvre option de « el mouhim el moucharaka ». Les maquignons du sport ne se sont jamais inquiétés au sujet de la réputation et de l’orgueil du pays, ni encore moins aux chagrineuses déceptions qu’ils causent à leurs concitoyens, avides de succès. Quelqu’un pourrait prétendre que je viens d’amoindrir le monde sportif national avec ses problèmes complexes, dans un cas parmi d’autres. Et bien, il y a beaucoup d’Algériens qui partagent avec moi, ce sentiment et cette position. L’on ne peut pas « singer » les autres. Les autres pays où la rigueur des règlements et de la justice sont indéniables, où le moindre faux pas est fatal. Les Algériens savent-ils par exemple que le budget du ministère de la Jeunesse et des Sports pour 2018 était de l’ordre de 35.237.000.000 de DA. Une question ! Est-ce que nous avons réalisé quelques réussites justifiant ce budget ?
alkaderdz62@yahoo.fr

À propos B.Abdelkader

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