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Mendicité à ciel ouvert, tombes égarées ou dégradées, épitaphes non lisibles … Des cimetières dans un sale état !

Le cimetière d’Ain Beida a perdu sa verve qui fait de lui un lieu de recueillement décent et respectueux. De tout temps fréquenté par les mendiants et des familles d’origine africaine, il s’est transformé au fil des années en un espace de mendicité à ciel ouvert tellement la cacophonie créée par les mendiants a pris le dessus sur les recueillement sur les tombes. Ce cimetière musulman le plus vaste à Oran est en train de virer au cauchemar. Il manque cruellement d’une prise en charge sérieuse et efficiente en termes de réhabilitation des anciennes tombes que les familles éprouvent aujourd’hui toutes les peines du monde à repérer lors des visites sur les lieux. En plus, il existe des tombes dans les anciens carrés qui sont dans un état dégradant. Certaines familles évitent d’y remettre les pieds parce qu’elles estiment qu’elles ont perdu les traces des tombes des leurs. Les herbes qui ont poussé comme des champignons ont envahi pas mal de tombes dans les anciens carrés. Les nouveaux carrés où sont enterrés les morts dans la partie extension de ce cimetière sont neufs et bien entretenus. De vieux carrés dans la partie supérieure, notamment les vieux carrés qui remontent aux années 1900, souffrent cruellement d’un manque de restauration sur le plan de nomination des épitaphes et autres inscriptions funéraires qui ne sont plus lisibles par rapport aux dernières années. Sur le plan de l’entretien, on susurre dans certains milieux de la commune d’Oran que les agents de nettoiement qui y sont déployés «sont en nombre insuffisant». D’autres cimetières musulmans n’échappent pas à la règle et sont dans le même état à l’image de ceux de Nedjma à Sidi chami et de Sidi Bachir à Bir El Djir. Le cimetière de Nedjma est situé à plusieurs kilomètres par rapport au chef lieu de localité. Les chiens errants sont partout et gênent considérablement l’accès à ce cimetière. En plus, il faudra aux visiteurs traverser des hectares de fermes et de plantations pour s’y rendre. L’image de nos villes est ternie par l’état de désolation de ses cimetières malgré tous les efforts entrepris à l’effet de réhabiliter ces derniers. A priori, il semble que le fléau de la mendicité et le manque d’entretien ont bel et bien pris de l’ampleur dans ces lieux où reposent les morts, nos morts. Ceci dit, malgré toutes les opérations d’embellissement qui ont été menées par les pouvoirs publics il n’en demeure pas moins que beaucoup reste à faire.

À propos B.Habib

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