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Jeux Méditerranéens 2021: Tous les yeux braqués sur Oran

C’est l’empressement et la hâte de bien faire à Oran qui compte désormais les jours avant les JM de 2021. La parade et les ornements sont festifs. Un jour qui compte aussi dans l’histoire de cette ville millénaire. Quarante trois ans après les fameux JM d’Alger où l’EN décrocha l’or en battant en finale la France, les regards, sont une nouvelle fois, braqués sur Oran. Le 3 juillet 2018 restera sans conteste un jour unique. La capitale de l’ouest a accueilli «au bout du souffle» l’emblème des Jeux méditerranéens. Elle va organiser ces Jeux pour démontrer au monde entier que c’est non seulement une ville de tourisme et de commerce mais aussi une «Ville de sports». Ce jour là également, le siège du Comité préparatoire de l’évènement s’est offert un nouveau look. Drapé pour la première fois par l’emblème des Jeux, ramené par le ministre de la jeunesse et des sports, Mohamed Hattab, et les autorités de la ville d’Oran et celles de Tarragone (Espagne), qui avait abrité la précédente édition. Un géant tableau électronique a été installé au niveau du siège, sis au boulevard de l’ALN (ex-Front de mer), doté d’un chronomètre, activé dès l’arrivée de l’emblème pour marquer le compte à rebours des JM de 2021. Depuis, Oran est au grand galop pour se moderniser et prendre de l’ampleur d’autant plus qu’un pareil événement sportif planétaire régional, a convoqué une intensification des améliorations et des aménagements urbains dans les cités limitrophes au village olympique en place à Bir El Djir. La vélocité est allée crescendo et les préparatifs battent toujours leur plein. Réalisation des nouvelles infrastructures sportives, touristiques et autres, extensions de réseaux, aménagements, éclairage ultra moderne, voiries, toilettage de rues… Oran en est devenue belle et croissante. De même que la mise à niveau des cités existantes qui ont besoin d’un grand défrichage. «En 2021, les JM boucleront leurs 70 ans. Nous voulons que l’évènement soit inédit. Oran, grâce aux grands progrès qu’elle est en train de réaliser dans les différents domaines, n’a rien à envier aux autres villes du bassin méditerranéen», avait déclaré sur le sujet le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Hatab. Après le retour de Tarragone du ministre, Les jours ont été désormais comptés. Les oranais et les responsables locaux sont fixés sur le destin de leur ville. Les chantiers du complexe sportif olympique ainsi que ceux du village méditerranéen, deux infrastructures implantées au niveau de la commune de Bir El Djir (Est d’Oran) sont régulièrement visités par les autorités locales. Ces deux mégastructures ont connu une véritable relance, après les arrêts intervenus ces dernières années pour diverses raisons. Ainsi, pour le Complexe sportif, son stade de 40.000 places devra être livré, lors du 1er semestre de l’année à venir. Les travaux ont atteint un taux de 80%, selon le directeur des équipements publics de la wilaya, Mustapha Banouh. Ce responsable assure que les gros œuvres sont désormais achevés, en attendant de se tourner vers le terrain du stade recouvert d’une pelouse en gazon naturelle. La réalisation du stade a été confiée, en début de ce mois de décembre, à une société franco-algérienne. Celle-ci avait, rappelons-le, «relooké» totalement la pelouse du stade du 5-juillet. Les autres équipements du complexe sportif, à savoir, le stade d’athlétisme (4.200 places), la salle omnisports (7.000 places), et le complexe nautique, composé de quatre piscines, devaient être réceptionnés en fin de l’année 2019, selon les engagements de la société chinoise (MCC), réalisatrice du projet. Le village méditerranéen, d’une capacité d’accueil de près de 5.000 lits, sera réceptionné pour fin 2020. C’est dire qu’il n’y a point de crainte du moment que tout sera fin prêt au rendez-vous. Par ailleurs, pas moins de sept sites sportifs à Oran ont connu, en cette année 2018, le lancement de vastes travaux de réhabilitation et de mise à niveau. Il s’agit du Palais des sports ‘’Hammou Boutelilis’’, du centre équestre d’Es-Senia, du club de tennis de Haï Essalem, du stade Ahmed-Zabana, de la piscine olympique de M’dina J’dida et de l’Institut National de formation supérieur des cadres de jeunesse et du Sport d’Aïn El Turck. Une enveloppe financière de l’ordre de 48 milliards DA (40 Millions de dollars) a été dégagée par les pouvoirs publics pour la réalisation du complexe sportif et du village méditerranéens, ainsi que la réhabilitation des autres édifices sportifs suscités, avait souligné le ministre de la tutelle, lors de sa visite en novembre. Le ministre s’est dit satisfait des progrès réalisés même si un effort financier supplémentaire devrait être déployé à l’effet de parachever la modernisation des réseaux entre autres du transport, routier et d’eau potable, dans les communes voisines. «Cette visite a conforté ma conviction concernant la réussite des JM de 2021 dont nous voulons en faire une manifestation historique. Je suis très satisfait par les progrès réalisés notamment au niveau des chantiers du complexe sportif et du village méditerranéen où le retard accusé en la matière a été rattrapé en l’espace de quelques mois», s’est réjoui M. Hattab. Le stade de 40.000 places est considéré le premier à être livré parmi les quatre grands stades de l’Algérie en cours. «Par rapport aux stades de Tizi-Ouzou, Baraki et Douera (Alger), celui d’Oran avance très bien. Il devrait être livré en début de l’année prochaine», a indiqué ce responsable à la presse. Il a mis l’accent sur l’importance vitale accordée par le Président de la république, Abdelaziz Bouteflika, à la réalisation de nouvelles infrastructures sportives, ainsi qu’à une organisation de premier ordre des JM-2021 à Oran. Les éloges du ministre ont été précédés par ceux de la commission technique du comité international des JM (CIJM), qui a effectué en septembre passé sa première visite d’inspection à Oran. Les membres de la commission n’ont pas cessé de vanter les préparatifs de la capitale de l’Ouest du pays en prévision du rendez-vous méditerranéen. Un premier examen passé avec succès par les organisateurs de cet évènement, confié pour la deuxième fois à l’Algérie après avoir abrité, à Alger, l’édition de 1975. Les déclarations du président de la commission technique du CIJM, le Français Bernard Amsalem ont rassuré les autorités locales. C’était d’avoir visité différentes infrastructures sportives en cours de réalisation et de réhabilitation, ainsi sa réunion avec les responsables des secteurs concernés par l’organisation des jeux, sont venus rassurer les autorités locales qu’ils étaient sur la bonne voie. Dans la foulée, le comité d’organisation des JM s’est doté d’un directeur général, en la personne de Mohamed El Morro, une personnalité issue du mouvement sportif local et sur lequel beaucoup d’attentes sont fondées pour que la 19e édition soit un évènement inédit, exactement comme le souhaite le CIJM et exprimé par sa commission technique dépêchée à Oran.

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