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Le ministre du Commerce, Saïd Djellab, à la radio chaîne 3: 2019 sera l’année de l’exportation

Incontestablement, le produit algérien a la cote et se vend bien. La production s’ouvre aux marchés étrangers. Le produit « Mantouj bladi » concernant les produits de l’agroalimentaire et le textile sont très convoités par les consommateurs algériens pour leur qualité. Ils n’ont rien d’ailleurs à envier à ceux fabriqués en outre mer.

Le Gouvernement semble ainsi avoir révisé sa copie. Une «feuille de route» sera élaborée à partir de janvier 2019 pour «donner corps aux exportations algériennes». Le ministre de commerce en a exprimé la volonté: l’année 2019, sera celle de la promotion des exportations, a-t-il annoncé, ce mercredi. Le dernier déclic sans doute, est le classement récent de l’Algérie comme premier client de l’Italie en matière des exportations. Ce n’est pas rien. L’Algérie exporte déjà entre autres des engins roulants montés en Algérie, des dattes, des poissons, du matériel agricole dont les tracteurs, des produits ferreux, du papier, des oignons, des acides et du sucre. Mais le gros de ses clients destinataires de ses produits sont de l’Afrique, le Moyen orient et l’Asie. Pour cela, l’Algérie voit grand et s’attelle à préparer son « Plan Marshall» pour «envahir» en 2019 les marchés étrangers dont européen et américain notamment. Il est vrai qu’elle a envoyé des cargaisons de produits «made in» vers la Mauritanie mais ce n’est qu’une «passerelle» vers d’autres pays du continent noir. Ce n’est pas tout. Le pays vient d’exporter pour la première fois du rond à béton vers l’étranger. Mais le «ciblage » reste le credo de l’Algérie concernant certains produits susceptibles de concurrencer le marché étranger. Le ministre de commerce a décortiqué la nouvelle politique de l’exportation vers l’étranger des produits fabriqués localement. S’exprimant, mercredi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaîne 3 de la Radio Algérienne, M. Saïd Djellab rappelle qu’à l’effet de faire connaître la large panoplie des produits Algériens, des déplacements d’un grand nombre d’entreprises ont été organisés vers des marchés à l’étranger, notamment en Amérique, au Moyen Orient et en Afrique en particulier. Il semble que ces entreprises algériennes ont démontré leur savoir faire. Elles peuvent d’ores et déjà concurrencer les produits fabriqués à l’étranger. Le ministre signale à cet effet que durant ces visites, il est apparu que nombre de ces produits peuvent concurrencer aisément ceux d’autres pays, tant au plan de la qualité que des coûts. D’une étude élaborée en coopération avec le Centre du commerce international de Genève, il explique que celle-ci a permis de cibler distinctement les secteurs susceptibles d’être investis sur ces marchés et, dans le même temps, de cerner les aspects pouvant contribuer à promouvoir les exportations, tels ceux relatifs à la qualité, la logistique ou encore l’information commerciale. C’est à la faveur d’un redéploiement des entreprises et des agences nationales spécialisées dans le domaine de la promotion de l’exportation, qu’un engouement, somme toute particulier, est accordé à certains produits algériens qui répondent aux normes de la qualité exigibles par le marché européen. Entre autres actions allant dans le même sens, il souligne l’important apport que constituent les institutions d’appui à l’exportation, dont il annonce, par ailleurs, le prochain redéploiement et parmi lesquelles il cite l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex), la Société Algérienne des foires et exportations (Safex) et l’Organisme Algérien d’accréditation (Algerac). Tout cet ensemble d’activités va nous permettre, déclare-t-il, d’élaborer, à partir de janvier 2019, «une feuille de route» tendant à donner corps aux exportations, laquelle, indique-t-il, constituera le «sujet central » de tous les débats économiques, durant les années à venir. L’un des aspects que M. Djellab tiendra à relever est relatif au financement des exportations sans lequel, dit-il, celles-ci se trouveront handicapées. A ce titre, il annonce qu’en plus de soutenir le transport des marchandises, le système déjà existant va être réformé, afin de le rendre efficient et palpable pour les activités d’exportation. Le ministre du Commerce observe, d’autre part, qu’un regain de confiance s’est désormais créé au sein des opérateurs économiques, dont il assure qu’une majorité parmi eux souhaite faire connaître ses productions sur les marchés à l’extérieur du pays.

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