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Tourisme: Qu’est-ce qui fait courir Benmessaoud?

Apres l’ex ministre du tourisme, Smail Mimoun, qui avait reconnu officiellement que son secteur traîne le pas, c’est le tour de l’actuel ministre de reconnaître devant la commission du tourisme de la chambre basse, qu’un rattrapage graduel en capacités d’accueil d’ici 2030 est imminent pour pallier au déficit dans ce domaine. Pour ce faire, le ministre du tourisme et dans cette projection à court terme, reconnaît devant les sénateurs de la chambre haute que deux nouveaux décrets exécutifs ont été signés pour l’amélioration de l’activité du tourisme, cela suppose, selon ses propos, qu’à partir de 2019, le secteur du tourisme verra l’émergence de « stations balnéaires, complexes touristiques, centres de thermalisme et parcs de loisirs de grande envergure permettant de booster l’activité touristique de l’intérieur et de l’extérieur du pays ». Abdelkader Benmessaoud se trouve à la croisée du chemin car beaucoup reste à faire pour mettre notre tourisme au diapason devant l’absence d’investissement des complexes touristiques et résidences pour venir à la rescousse. Signalant qu’actuellement l’investissement privé est strictement focalisé sur les hôtels avec des prix de nuitées frôlant l’hérésie. Cependant et évoquant également « l’élaboration d’études de marketing en coopération avec l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), il s’appuie sur la mise en oeuvre de programmes de promotion et de vulgarisation en vue de faire connaître le potentiel touristique de l’Algérie et l’initiation de nouvelles actions pour le soutien au tourisme interne et l’encouragement des citoyens à passer leurs vacances dans leur pays ». Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Abdelkader Benmessaoud multiplie les rencontres et semble happé par un agenda complexe pour hisser son secteur aux normes internationales dictées par l’OMC. Raison pour laquelle il a fait deux passages cette semaine au niveau de la chambre haute et l’autre au niveau de la chambre basse pour ce test décisif mais qui s’apparente à une évaluation depuis qu’il gère ce portefeuille. Or, Benmessaoud, devant la commission du tourisme à l’APN avant-hier, vient de reconnaître la nécessité de rattraper graduellement le grand déficit qu’enregistre la destination Algérie en matière de capacités d’accueil, et ce, à travers le soutien et le renforcement de l’investissement en vue de la réalisation de 250.000 lits à l’horizon 2030. Lors des travaux de la Commission de la culture, de la communication et du tourisme, le ministre a précisé que le soutien à l’investissement demeurait au cœur des préoccupations de son département afin d’atteindre l’objectif de réaliser 250.000 lits d’ici 2030, d’autant qu’il s’est avéré désormais possible de réaliser 100 hôtels annuellement, ce qui permettra d’accueillir 15 millions de touristes, à cet horizon. A ce titre, le secteur a réalisé « un saut qualitatif en matière d’investissement avec la réception de 140.000 lits », a ajouté M. Benmessaoud, faisant état de la réalisation en cours de 820 hôtels d’une capacité d’accueil de 110.000 lits. Mettant l’accent sur l’impératif de « hisser les prestations au niveau des normes internationales », le ministre a qualifié la formation de « pierre angulaire » du programme de développement touristique, rappelant que « plus de 100 centres relevant du secteur de la Formation professionnelle dispensent des formations dans les métiers du tourisme et de l’hôtellerie outre 16 instituts dédiés exclusivement à ce domaine ». Des instituts de haut niveau sans les citer, ont été réalisés en collaboration avec des parties étrangères spécialisées à Alger, Oran, et prochainement à Constantine et au Sud, affirme le ministre pour venir à la rescousse d’une pléthore d’employés et notamment employeurs et responsables pour mieux encrer la Ressource Humaine dans les traditions du tourisme. Cela permettra de mieux diversifier la prestation de service par une meilleure offre des produits touristiques. Toutefois, il affiche son optimisme par faire croire que le Gouvernement a réuni tous les moyens nécessaires pour réhabiliter les écoles et instituts relevant du secteur public et améliorer les modes de formation en les adaptant aux techniques et méthodes en vigueur à l’échelle internationale, le ministre a mis en avant l’importance accordée à la formation des formateurs, notant que « plus de 3300 fonctionnaires ont bénéficié de formation à ce jour: rattrapage graduel du déficit en capacités d’accueil d’ici 2030.

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